Le titre de mon post est largement réducteur mais c'est pourtant ce qui ressort du dernier rapport de l'Observatoire du Financement des marchés résidentiels Crédit Logement/ CSA (Michel Mouillard en fait partie). Concrètement, les riches ont déjà acheté donc n'achètent plus et ont du mal à revendre. Comme ils ont du mal à revendre, ils ne peuvent plus acheter et la boucle est bouclée.
"Les prix baissent et les délais de vente s'allongent dans la plupart
des communes de l'agglomération lyonnaise, où seuls les secteurs
résidentiels résistent", telle est l'accroche de Lyonmag avec ses deux articles du jour : "Immobilier, les prix en baisse dans l'agglo" et "Immobilier : prix revus à la baisse". Une fois le décor planté, je ne peux que féliciter la franchise de cet A.I qui explique clairement la situation avec une information pas nouvelle mais peu fréquemment abordée : le retour à la location, nouvelle tendance ?
Dans la mythologie immobilière, je voudrais.... les Anglais. Qu'est-ce que ça peut-être stupide un argumentaire d'agent immobilier pour expliquer une tendance ! Rappelez-vous que la France entière avait été envahie de population Anglo-Saxonne au début des années 2000. Ils revendaient leurs logements "de chez eux" qui valaient plus chers que chez nous pour s'installer en Dordogne, en Bretagne, dans le Pays Basque et dans le fin fond de la France pendant qu'on y ait. Notre système de santé alléchant y était aussi pour beaucoup mais il semblait finalement que beaucoup d'Anglais se soient découverts des talents de rénovateurs de fermettes ! Les prix des ruines explosaient, les propriétaires de masures se caressaient très forts en pensant à une potentielle plus-value et les A.I. arrivaient à conclure des ventes juste parce qu'un Anglais avait été aperçu au bar du village.
Reportage de TF1 à la suite de ce post. Je me rappellerai toujours le film de Pierre Tchernia avec Michel Serrault et Michel Galabru à l'évocation du viager : l'histoire de ce type jeune joué par Galabru qui croit faire une affaire en faisant un viager auprès de Michel Serrault, vieillard près de la fin selon son docteur, mais qui finira par enterrer Galabru. En visonnant le reportage de TF1, j'ai découvert que le viager était redevenu à la mode suite à la flambée des prix de l'immobilier et aux aléas actuels de la bourse, les délais de vente des viagers se raccourcissant actuellement (4 à 6 mois) à comparer avec l'achat immobilier traditionnel dont les délais explosent.
Bon, pour l'instant, ce mot nous provient de la Fnaim mais comme elle a tendance à donner le "LA", gageons que cela va "découpler" à tour de bras, ces prochains mois all around the France. Il y aurait donc une séparation entre Paris Intra-Muros et la première couronne où "la pénurie de biens est dominante", et "à l'inverse" la seconde
couronne où l'on a "trop de biens à vendre face à une pénurie
d'acquéreurs solvables",et cela depuis 2007 selon un administrateur de la Fnaim. L'exemple hallucinant,
Auteur : Isabelle Rey-Lefebvre. Bel article du Monde en date du 6 avril faisant office de synthèse sur la tendance actuelle mais avec des compléments d'information intéressants par rapport au déjà-lu un peu partout : "La tendance des ménages à s'éloigner des centres-villes et se
délocaliser vers des zones meilleur marché atteint elle aussi ses
limites. C'est dans les villes où les prix avaient le plus augmenté
qu'ils fléchissent en premier, dans les banlieues plus que dans les
centres et, en Ile-de-France, en grande couronne alors que la capitale
flambe encore" - "S'il n'y a pas, officiellement, péril en la demeure, l'inquiétude se
perçoit chez les professionnels. Le taux de désistement d'acheteurs qui
ne confirment pas leur réservation atteint, en ce début d'année,
facilement 30 %" -
D'abord cela commence mal, avec un titre : "la vigueur du marché se confirme" qui laisse augurer des informations à caractère haussier. Et puis non, finalement, juste en dessous du titre, ça augmente mais en faveur de la baisse (suis-je clair ?) : "Sur le 1er trimestre, le nombre de nouveaux biens mis en vente est supérieur de 11% à celui de l’année dernière à même époque... La
durée moyenne de vente à 10,2 semaines s’allonge sensiblement ( +2
jours vs février 2008 et + 11 jours vs mars 2007) ; la part des biens
vendus en moins d’un mois à 33% diminue ( 36% en février 2008 et 40% en
mars 2007)." Mais également :
"Jusqu'à 30 % de ventes en moins chez les grandes enseignes de l'immobilier depuis le début de l'année." Et les petites agences, dont le budget pub est plus petit et la marge plus difficilement révisable à la baisse, la chute des transactions est d'après mes "informateurs" plus importante.
"C'est le constat dressé par la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim) de Gironde. «Les produits restent plusieurs mois à la vente, contre quelques jours ou semaines auparavant » observe Michel Balland, directeur de l'agence Foch Immobilier à Bordeaux. «Après dix années d'euphorie, il y a moins d'acheteurs. Et de nombreux biens sont aujourd'hui surévalués». Leurs propriétaires, qui pensaient profiter de la hausse des prix pour réaliser de belles plus-values, sont aujourd'hui contraints de modérer leurs appétits.
... pourquoi il y a des différences entre ses chiffres et ceux de ses concurrents. Dans le journal LaTribune, il affirme que le trou d'air de fin d'année dernière a été passagé et que depuis c'est reparti comme en 14 (ou 2000) ! Transactions, délais, tout est au beau fixe pour son entreprise et l'on est content pour lui. D'ailleurs, j'espère que Laurence Parisot ou Christine Lagarde ont eu cette information car nous avons là un exemple pour l'ensemble des entreprises françaises qui sont ou vont être touchées par la crise financière actuelle.
Première banalité de la soirée, Paris est une ville de super-riches du monde entier qui ont envie de s'affirmer comme tel en possédant un logement dans la capitale. C'est réducteur comme description mais que penser de la nouvelle légende urbaine affirmée par un A.I. parisien : "On assiste même à un phénomène nouveau : les collectionneurs
d'appartements. Autrement dit, des milliardaires qui s'offrent un
pied-à-terre à Londres, à New York, à Tokyo ou ailleurs".
Le plus important pour vendre un canard, c'est de mettre une couverture flashy avec un titre qui accroche. Voilà, j'ai à peu près résumé le Capital (abonnement professionnel) qui m'a été livré ce matin... Je plaisante ! Le titre est baissier, le contenu aussi (on y affirme que "les prix reculent", que "les faits sont là") et une phrase qui ressort : "un deux-pièces cuisine n'a rien à voir avec un livret de caisse d'épargne, il ne prend pas de la valeur chaque année" (c'est effectivement bon de le rappeler...).
Vidéo à la suite de ce post : si certains s'étonnaient encore de voir les prix immobiliers se maintenir, voir même continuer à progresser dans notre capitale et dans certains endroits de province huppés, voici peut-être une explication. L'argent, certains chefs d'états africains en ont beaucoup, obtenu parfois de manière illicite et il leur faut l'investir ailleurs que chez eux. Les points positifs dans tout cela, ce sont les rénovations de certains bâtiments et l'argent qui circule dans notre pays. Concernant le négatif, pas besoin de détailler la misère de certains peuples...
"En plein coeur du 19ème, rue manin, à 5 mn des buttes chaumont, Au 4ème étage avec ascenseur d'un immeuble année 70 très bien entretenu (digicode). Appartement baignant de clartée comprenant, un vaste séjour, 3 chambres, cuisine, entrée, salle de bain, WC séparé. Pas de travaux à prévoir. VENEZ VISITER ET PROPOSEZ, le cabinet b... analysera toute propositions. LE MARCHÉ BAISSE ET LE CABINET B... S'ADAPTE."
C'est excellent, je n'ai rien à ajouter ! Annonce de se loger : http://www.seloger.com/209429/33716793/detail.htm?rt=1&ali=1
A force de lire des articles d'A.I., de notaires, de banquiers, de courtiers, de promoteurs (oui c'est mon hobbie...), j'ai l'impression avant même d'avoir lu un article de connaître exactement les phrases magiques utilisées dedans rien qu'en lisant le titre. Vu que la plupart du temps, le journaliste s'en va demander à ceux qui sont juges et partis, les interviewés s'en donnent à cœur joie pour faire passer, en ce moment, un message rassurant, avec des expressions rassurantes. Dans le genre, j'ai beaucoup aimé le "phénomène naturel" en provenance de cet article (Maville Dinan) pour expliquer que la baisse était normale mais légère, qu'il ne fallait pas s'inquiéter (don't panic) car sur le long terme, on est toujours gagnant.
Oui, cette fameuse (et fumeuse) histoire du nuage radioactif qui s'était arrêté à la frontière de la France qui fut soi-disant épargnée par la pollution. Les A.I. utilisent la même technique pour dire : "pas de ça chez nous !". En gros, si ça baisse aux U.S., ça ne baissera pas en Europe ou si ça baisse en Espagne, ça ne baissera pas en France. Et bien au salon immobilier de Nice, c'est du style : " Le problème, explique-t-on sur le stand de la FNAIM, c'est que les gens sont en attente d'une baisse des prix qui n'arrivera pas dans ce département... »" Traduisez que les autres départements Français baissent mais que Nice est protégée par le soleil et les personnes âgées...
Immonot a toujours été un peu à part parmi tous les sites webs officiels traitants, chiffres à l'appui, de la tendance du marché immobilier. Sans doute sont-ils plus honnêtes car non franchisés, juste adhérents. On avait oublié cette raison là dans l'explication de la hausse éternelle et l'intro de la tendance Immonot de mars-avril vient nous le rappeler : "Les organisations professionnelles qui doivent faire le bonheur de
leurs adhérents ont souvent l’obligation de privilégier les bonnes
nouvelles, et parier sur le caractère éphémère des mauvaises." Ainsi, en 2007, selon ce site (et donc son auteur Bernard Thion), tout ne fut pas si facile pour la suprême FNAIM et les autres malgré leurs annonces jointes et conjointes d'un cru exceptionnel :
PC Portable collé sur les genoux et confortablement assis dans mon canapé qui m' a couté cher et a vite été égorgé par mon chat, j'accompagne par ma présence physique ma femme qui adore regarder les émissions nazes telle celle d'M6 parlant immo. Et là je tombe sur le c.. en voyant ce couple de jeunes, disposant, pour Paris, d'un budget de 640 000 euros (énorme). Grâce à Stéphane Plaza, ils tombent sur "le" logement et le Sieur Plaza leur demande de faire une proposition à 650 000 euros, qu'ils ne feront pas car leur budget est trop serré ! J'ai halluciné et j'avoue n'avoir pas assez suivi ce reportage pour comprendre comment on pouvait flancher à 10 000 euros prêts avec un tel budget. Si vous pouvez me l'expliquer, je suis preneur !
Mince un post personnel, c'était devenu tellement rare ;-) J'ai eu un flash en voyant ces petits jeunes d'un IUT Techniques de Commercialisation en plein simulation de vente immobilière : sur mon CV, coincé entre un Bac et un second diplôme universitaire, il y a ce diplôme de cette formation (mais pas passé au même endroit). On nous apprenait à jouer des rôles pour vendre et à l'époque (et c'est toujours le cas aujourd'hui), j'avais du mal à entuber le client (d'où réorientation professionnelle). Ce qui m'a surtout frappé à travers cet article, c'est que, au cours de ma promotion 97-99, jamais il n'a été question d'immobilier à un moment ou à un autre. Il faut dire que l'immo n'était plus mode après s'être vautré. Dommage, sorti de cette formation, c'était sans doute le moment pour rentrer sur le marché et se goinfrer.
Merci à Beber pour l'info : Le 19e Marché
international des Professionnels de l'Immobilier (Mipim) s'est ouvert mardi
à Cannes dans un climat de doute et d'inquiétude contrastant largement avec les années précédentes. Le titre de mon post est, d'après la dépêche Reuters, formulé par quelqu'un de très important de le monde immobilier (et qui restera très inconnu). Vous savez que j'aime extraire des citations de personnes dans les articles, je trouve ça plus parlant : "Cela me rappelle
une phrase célèbre de John Maynard Keynes qui dit que les marchés
peuvent rester irrationnels plus longtemps que vous ne pouvez rester
solvables, et c'est notre problème du moment" -
Je vous l'avais signalé au sujet des loyers il y a quelques jours, il y a une polémique : motent-ils ? baissent-ils ? Deux articles à quelques heures d'intervalle avaient affirmé tout et son contraire. Un seul fait est idéniable, l'offre locative est plus abondante, merci aux records de constructions, et certains propriétaires doivent baisser leur loyer au moment de changement de locataire (qui part pour "moins cher" et plus grand ?)
On assiste en ce moment à d'autres débat, suite à la publication des chiffres divers et variés. Synthèse.
A Saint-Malo, les acheteurs (parisiens et provinciaux) de résidences secondaires ne comprennent pas pourquoi en arrivant dans cette jolie ville, ils devraient payer pour des logements à prix parisiens. Et ils ont bien raison ! Résultat, c'est mou sur la côte et surprenant concernant les vacances de février auparavant si propices aux agents immobiliers pour engranger des ventes. Car les vacances précédents l'été sont les meilleures pour vendre ce type de produit. Résultat, les vacances d'avril sont un peu le dernier espoir d'agents immobiliers qui voient le vent malouin tourner. Il faut deux mois pour faire un acte, juste ce qu'il faut avant les grandes vacances. Je laisse la parole à un A.I. du coin en conclusion : "« De toute façon, les appartements qui ne se vendent pas sont ceux
qui sont surcotés. Les biens qui rentrent en ce moment sont au prix du
marché et ça va ». Maville.com : "Le marché du logement secondaire peine aussi"
Et un giga-méga article de baissier sorti de province que détaille au maximum le bazard dans lequel est rentré le marché de province. D'abord les petites phrases : "les prix commencent à reculer" - «ENORMÉMENT de biens et peu d’acheteurs. » - « Tout le monde attend la baisse » (c'est un A.I. qui dit ça) - « Beaucoup se basent encore sur les petites annonces et en remettent
une louche en se disant que leur bien est forcément plus beau. On n’en
sort pas… » (toujours un A.I.). Le plus marrant dans tout ça, c'est que Reims nous en avons souvent parlé sur le blog en raison de son effet TGV, effectivement il y a un effet baissier !!! « Des confrères n’hésitent pas à gonfler de 15 % l’estimation du
bien pour emporter l’affaire, en se disant qu’il sera toujours temps de
revenir à la réalité dans trois ou quatre mois. Malheureusement, il y a
des gens qui croient encore au père Noël »
... à Cagnes-sur-Mer. Voici une ville où les vendeurs sont confrontés à la réalité du marché : "A vendre une maison aux Collettes de 100 m2, 500
m2 de jardin. Rénovation à prévoir. Prix : 600 000 euros. C'était il y
a un an. Durant des mois il n'y a eu aucune visite. Les vendeurs ont
accepté de revoir le prix. La maison est partie en deux semaines à 420
000 euros. Autre exemple au Cros : un 4 pièces de 70 m2 avec vue mer
affiché à 265 000 euros. Il est resté 6 mois sans aucune visite. Le
prix a été ramené à 245 000 euros. Le produit est parti en une semaine." Autre exemple : "Christophe P. est dans ce cas-là. Depuis deux mois, son T3 de 73 m2
dans une résidence avec piscine dans le Haut des Malvans est à la vente
dans cing agences et sur internet à 260 000 euros. « Je n'ai eu que
deux coups de fil et les agences me répondent que depuis 1 mois et demi
elles n'ont fait aucune vente.
Traditionnelle publication des Echos pour le week-end, le baromètre des prix dans la capitale (indice Laforêt) nous démontre une fois de plus que les chiffres transmis par les A.I. de ce réseau sont à la hausse, ce qui n'est pas illogique, le marché parisien étant par nature, "à part". Il nous démontre également, que hors Paris, ça ne va pas fort. Il faut donc savoir lire entre les lignes : "Paris semble, pour le moment en tout cas, épargnée par la chute de l'activité." - Traduction, en province, c'est l'inverse : " en décalage avec le reste du territoire français, où les prix se stabilisent, voire chutent légèrement"...
J'aime bien extraire une phrase d'un article, la mettre en titre et disserter dessus. L'article en question provient des Echos.fr et s'intitule : "Crédit immobilier : la moitié des banques anticipent une baisse de la demande". Le marché se divise donc en deux parties, ceux qui ont déjà, ont vu la valeur de leur bien augmenter considérablement et ont déjà remboursé en partie ou totalement l'emprunt pour s'offrir un bien plus onéreux tout en profitant de taux relativement bas. C'est un peu le système de vente pyramidale, chacun se revendant tout en étant soi-même propriétaire et donc en capacité d'acheter.



