Patrick en a parlé dans son billet intitulé "Que vaut un bien locatif ?" (citant cet article des Echos : "Faut-il encore investir dans l'immobilier ?"). Le reportage d'Envoyé Spécial a crée une petite psychose chez les investisseurs en herbe et désormais le Robien est "mauvais", non digne de confiance, comme en atteste Les Echos. On imagine sans mal les propriétaires de ces logements hautement défiscalisants se faire montrer du doigt par d'autres se croyant plus intelligents. J'arrête mon exagération volontaire car le Robien n'est pas l'Eurotunnel, loi s'en faut. Certains investisseurs, surtout au début du programme de défiscalisation, ont sans doute réussi de bonnes affaires jusqu'à ce que arrive le moment de relouer l'investissement. Le problème de ce qui était à l'origine un bon placement, c'est qu'il a attiré, jusqu'à l'embouteillage, d'autres investisseurs.
J'aurais également pu appeler le titre de mon post "Vous n'en avez pas marre d'être à contre-courant ?". Je m'explique : j'ai parfois (je ne me vante pas) l'impression d'être à contre-courant par rapport à nombre de personnes dans mon entourage personnel et professionnel. Cela a d'abord commencé avec l'immobilier et je me suis rendu compte finalement que ce côté précurseur, cette vision baissière, rejaillissait sur d'autres sujets...
C'est pas beau de se moquer mais ce soir j'ai eu envie d'endosser mon costume de méchant baissier super exagérateur "pour le plaisir" (comme le chantait Herbert Léonard). Capital.fr, à force d'articles de cet acabit, va devenir le principal organe de presse baissier avec le Figaro en deuxième place (qui l'eut crû ?). La concurrence avec les autres organes (ou vecteurs) baissiers va être rude si l'on continue comme cela... Capital nous narre le chemin long et tortueux d'un certain Antoine Pelleteau (est-ce son vrai nom ?), ex-propriétaire, obligé de brader sa maison (un peu) pour la vendre. Après maintes rétractations au dernier moment, les exigences des acheteurs, les travaux effectués pour rendre le pavillon attirant (mais pas excitant..,
Le titre de mon post est largement réducteur mais c'est pourtant ce qui ressort du dernier rapport de l'Observatoire du Financement des marchés résidentiels Crédit Logement/ CSA (Michel Mouillard en fait partie). Concrètement, les riches ont déjà acheté donc n'achètent plus et ont du mal à revendre. Comme ils ont du mal à revendre, ils ne peuvent plus acheter et la boucle est bouclée.
« Finalement, ceux qui pronostiquent depuis le début des années 2 000
un recul brutal des marchés et une baisse des prix des logements
pourraient finir par avoir raison si l’offre de crédits continuait à
reculer … mais pas du tout pour les raisons qu’ils avançaient, bien au
contraire. » Ceux qui, c'est nous, vous, selon nos, vos arguments. bel hommage du gars Michel qui n'y croit plus et annonce la fin. C'est à lire sur Capital.fr dans : "Le crédit immobilier se porte bien… pour l’instant". Par contre,
"Quelque chose est en train de se bloquer. Si le mouvement se confirme, la baisse des prix est devant nous" dixit le visionnaire professeur Michel Mouillard. "Quand les biens se revendent moins bien, tout se bloque. Or,
aujourd'hui, la moitié des opérations sont financées par une revente,
contre 30% pendant les années quatre-vingt dix"...etc. Bon, sérieusement, je ne vais pas repomper l'article paru sur Le Moniteur Expert.com intitulé "Michel Mouillart : le marché de l'immobilier est à "un point de grande fragilité "" (FV), il est assez explicite comme cela. La revente est difficile, le marché est fragile et...
En errant sur le site de lavieimmo.com, je suis tombé sur un outil qui permet de connaître sur un an les plus fortes baisses à la fois dans l'ancien et dans le neuf, pour les appartements, les maisons, les terrains. Le plus important, finalement, c'est que je me suis fait happé par
ce pavé "zone sensible" intitulé comme le titre de mon post comme si la
baisse était convenue, possible. - 19 % à Thonon-Les-Bains (Haute
Savoie), - 17 % à Fondettes (à coté de Tours, je connais bien)...etc.
Vous aimez les prévisionnistes ? Olivier Eluère, économiste au Crédit Agricole et spécialiste de l’immobilier a prévu depuis six mois une baisse des prix de l'ordre de 5 % en 2008 en France. Interrogé sur lavieimmo.com par Emmanuel Salbayre dans :"En cas d'aggravation de la crise, les prix de l'immobilier pourraient chuter de 10% en 2008", il ne voit aucun bouleversement majeur à sa prévision. Il compare même le marché immobilier actuel à celui du début des années 90 où le marché avait stagné (hors Paris) durant de nombreuses années sans baisser... - Mince alors, le marché immobilier n'a donc pas baissé de 91 à 97, il n'y aurait eu que les méchants spéculateurs et marchands de biens parisiens à souffrir durant cette période ?
Zut ! C'était un des derniers arguments émis par des haussiers désespérés pour affirmer que le marché se stabiliserait en raison de la légère baisse du crédit après de longs mois de hausse de ce même crédit. Certes la hausse ne va pas être extraordinaire et nul n'est devin pour savoir s'il s'agit d'une tendance de fond ou de simples soubresauts. Les crédits immo vont donc redevenir plus chers, dixit Capital.fr,
Vidéo à la suite de ce post. Un reportage fait et mis en ligne par France24 qui, régulièrement, nous produit un reportage immobilier (je voulais le souligner). Vous vous rappelez Nicolae Ceausescu ? Pour expliquer sans rentrer dans les détails historico-géopolitiques inadaptés en ce dimanche soir d'un week-end fortement arrosé (de soleil), disons que depuis l'entrée de la Roumanie dans l'Union Européenne début 2007, les investisseurs italiens ont eu "la confiance", et le prix de l'hectare à été multiplié par 10 en deux ans. Dixit le reportage, 80 % des terrains ont déjà été vendus. Ah... Timisoara... Rouler en Logan décapotable made in roumania by dacia by renault (qui n'existe pas encore, mais c'est une idée à proposer une décapotable low-cost !), ça va en faire rêver plus d'un sauf bien sur les agriculteurs du coin qui voient flamber l'hectare. Mais à la limite, on s'en fiche, puisque le plus important c'est d'investir et non pas de nourrir. Photo sur wikipedia
Oui, les notaires aussi nous lisent et j'ai trouvé intéressant de mettre à la une du blog cette réponse qui fait suite à mon billet intitulé : "Les gens préfèrent attendre... Baisse de 10% en Basse Normandie" Jean-Michel Boisset : "La baisse de l'immobilier n'est absolument pas une certitude, mais faire du catastrophime est un style bien connu en ce moment. Nombreux sont les "prédictions" à la baisse, mais elle ne sont pas forcément fondées et cela fait vendre, la crise des subprimes américaines, atteint les banques, mais pour autant le marché immobilier français n'a jamais été spéculatif, et le taux d'endettement des ménages est limité par la loi scrivner à 1/3 des revenus. On ne peut donc voir des taux d'endettement à plus de 100% des revenus comme aux Etats Unis, et des prêts basés sur le prix de revente futur des logements. Il existe toujours un intérêt à devenir propriétaire immobilier, plutôt que de payer un loyer à fonds perdus, sur le long terme, l'effet capilisation joue.
Attendre, mais quoi ? On ne le saura jamais, il aurait fallu que Jean-Michel Boisset, notaire à Bretteville-l'Orgueilleuse et délégué à la communication des notaires de Basse-Normandie, aille jusqu'au bout de sa pensée mais il semble que cela soit difficile de dire, surtout à la presse, que les gens attendent la baisse. C'est pourtant le cas, un peu partout en province, et vu les articles qui se mutliplient (voir le billet sur Le Mans en date de ce jour).
Vu sur le JT du 24 avril de France 3 dont voici le lien (pensez à cliquer sur la journée du 24, c'est en début de journal). Les différents professionnels de l'immobilier admettent clairement la baisse, parlant même de gueule de bois après un lendemain de fête ! Au Mans aussi, les dossiers de financement passent de moins en moins et les A.I. prêchent pour que les vendeurs baissent leurs prix, avouant que c'est difficile de faire comprendre aux vendeurs que malgré la baisse de prix de la maison vendue, celle achetée aura également un prix en baisse.
Je cite souvent ce film dans mes billets, certains d'entre vous doivent s'en rendre compte, à force, mais Fight Club, le film de David Fincher, contient quelques phrases cultes qui sont restées en moi. Après on aime ou on n'aime pas, aucune importance. J'ai lu un article de Capital sur les accros de l'immobilier en ligne et cela m'a fait penser à cette phrase : "Dans le temps on lisait des revues porno, maintenant c’est les catalogues de mobilier", j'avoue que le parallèle n'est pas évident au premier coup d'œil mais 45 % de consultation en plus sur un an, c'est plus qu'une tendance, c'est un phénomène. Donc les Français matent beaucoup l'immo en ligne, faut dire que c'est
incroyablement sexy de regarder une vieille battisse avec papier peint
losange orange des années 70...
Alors là, j'hallucine ! Je vous propose comme moi d'aller demander à nos patrons respectifs une augmentation de salaire suite à l'envolée des prix immobiliers dans nos régions. J'explique : le fabricant gazeux a consenti une augmentation aux salariés de son site de production des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône) de 80 euros, correspondant "à un «rattrapage» du fait de l'augmentation des prix, principalement de l'immobilier dû au TGV Sud-Est". Les différentes usines de groupe, réparties un peu partout en France, étaient en grêve début avril pour réclamer des augmentations de salaires.
"Je veux une France de propriétaires !" Combien de fois l'ai-je placé dans une de mes billets, cette phrase culte ? Tout ça pour dire que d'après les chiffres de l'INSEE, la proportion de propriétaires nordistes dans notre beau pays a tendance à reculer par rapport au début des années 2000. Cela peut même paraitre incroyable lorsque l'on a vu ses dernières années, dans son (et votre) propre entourage autant de personnes acheter pour la première fois un logement ! Apparemment, dans le Nord, la tendance n'a pas été la même que dans le reste de la France où la proportion de propriétaires a augmentée. La raison ?
J'étais de passage sur le site d'UCB, cherchant LA confirmation et j'ai, hélas, trouvé l'inverse de ce que je cherchais. Crise du Subprime ou non, resserrement des conditions de crédit ou non, UCB propose TOUJOURS un crédit hypothécaire sur 40 ans ! Je croyais que cette durée était révolue et il semble finalement que non. Bien sur, ce n'est que de l'affichage, il faudrait que je les contacte pour simuler un crédit sur cette durée... Tout ça pour dire que j'étais partis pour écrire un post sur la fin de cette tendance à l'allongement de la durée de l'emprunt. Il y a encore un an, des margoulins nous expliquaient, dans la presse, que nous allions vers un allongement inexorable de cette durée, seule solution possible à l'envolée des prix.
Si il y a bien une raison qui explique la flambée déraisonnable des prix que nous venons de connaître, c'est bien l'attachement des Français à la pierre. Elodie, qui travaille à la SNCF, dispose, en location, d'un logement F4 à 500 euros (en dessous du prix du marché), mariée, un enfant, tout va bien... L'objectif d'une vie, la sienne se résume, après la famille, à l'acquisition du logement. "Elodie rêve d'un pavillon bien à elle : 250 000 euros, sur vingt ans... «Ma vie sera alors complète. J'aurais atteint mon
but.» Elle se donne trois ans pour y arriver." Chacun son kif, mais delà à se fixer un but comme celui-ci pour atteindre la plénitude, je trouve cela navrant.
Y en a marre !!! SI les américains n'achètent plus à Paris, une déferlante de nationalités s'entiche de notre belle capitale, réduisant à néant les espoirs de baisse pour nombre de parisiens (cette phrase est ironique). Donc, après les chinois, les saoudiens, les stars de cinéma, les russes et tous les gagnants de l'euro-million, voici les italiens (un acheteur étranger sur cinq). Mais quelle peut-être la raison de cet engouement ? Je résume : il est risqué pour eux d'investir chez eux (ce n'est pas la forme économique en ce moment), Paris est effectivement moins chère que Londres et surtout, l'Italie et La France ont une frontière commune.
Ce soir, l'émission Envoyé Spécial consacre l'un de ses reportages, aux arnaqués du Robien, il semble même que ce soit le premier reportage : "Ils pensaient devenir propriétaires
à bon compte tout en réduisant leurs impôts, mais le rêve s’est
transformé en cauchemar. Appartement trop cher, impossible à louer et
parfois de mauvaise qualité. La loi De Robien est-elle aujourd’hui une
mauvaise affaire ?" Vu l'audience, la qualité et la crédibilité de l'émission, on imagine assez vite l'impact sur les ventes de ces produits de défiscalisation... Déjà que ce type de produit n'était plus tendance avec les nombreux articles de journaux cassant du Robien.
La Presqu'île de Rhuys, vous connaissez ? Non ? Pourtant, on y trouve les agents immobiliers les plus baissiers de France (pour l'instant), prêts selon eux, à se serrer les coudes face à la crise qui s'annonce et à attendre. Attendre que les prix baissent d'au moins 20 à 30 % pour que le marché reparte, tel est l'objectif de l'un des A.I. du coin, un A.I. de la vieille école. "A Arzon, les professionnels de l'immobilier notent déjà une forte
décote de l'ancien, de 30 à 40 ans, sans personnalité et avec des
travaux. Une décote qui peut aller jusqu'à 40 %"
Vidéo à la suite de ce post "La réalisatrice Sarah Lebas a partagé pendant huit mois le quotidien de
personnes en instance d’expulsion. Elle nous explique ici sa démarche
et les enjeux d’une situation qui, chaque année, concerne de plus en
plus de Français." Autant pour nombre d'entre nous, lecteurs ou auteurs sur ce blog, la crise de l'immobilier s'est traduite par un stand-by locatif, un logement acheté moins beau qu'il n'aurait dû l'être, ou mieux, par une super plue-value, autant il y en a d'autres qui, par cette flambée des prix des logements (et du coût de la vie), se retrouvent dans le gouffre (et non au bord). Nos considérations communes sur la baisse potentielle du marché (quand et combien), eux, ils s'en fichent. A ceux que l'immobilier trop cher occupe l'esprit parce qu'ils ne peuvent pas s'acheter un logement correct, si ça peut vous aider à relativiser votre situation... NB : il s'agit d'extraits du film, pas de son intégralité
Extrait de l’article de Daniel Dartigues, intitulé « Les investissements locatis déséquilibrent le marché » dans la Nouvelle République. « Une grande maison neuve sur Niort, de 150 m2 habitable, offrant quatre chambres, deux salles de bain, avec jardin et garage, louée 1.000 € mensuels : il y a cinq ans, le propriétaire aurait reçu trente coups de fil ; là, c'est deux appels en deux mois et un seul rendez-vous. Une maison de caractère à Surin, avec deux chambres, un vaste séjour, une grande cuisine, éléments de confort, jardin et garage, à louer finalement 530 €, un tarif baissé de 5 % : c'eût été trente appels il y a encore cinq ans et l'embarras du choix pour le bailleur, c'est désormais trois appels sur un mois et pas la moindre visite » dixit Jean Bigot , président des bailleurs privés.
J’ai déjà abordé partiellement le sujet hier en postant sur la formation des Agents Immobiliers. La pénurie de candidats reste une tendance lourde mais pas dans tous les secteurs immobiliers. Qui a déjà rêver de faire de la gestion locative ? Pas moi, et les candidats ne se pressent pas au portillon d’un secteur qui manque de personnel. Deux indications très importantes sont à extraire de l’article du Figaro : premièrement, il y a de moins en moins besoin de développeurs fonciers et deuxièmement, et surtout, l’inquiétude est de mise concernant les Agences Immobilières crées pendant la période faste à l’arrivée d’une période moins glorieuse.
Les temps changent, la manière de recruter aussi. Il semble que le secteur immobilier n'ait plus autant de candidats qu'auparavant et pourtant il va falloir continuer à recruter (avec le basculement démographique) mais surtout à former : "Pendant quatre ans, nous avons prêché la bonne parole en disant que
l'immobilier était un métier cyclique.Il faut aujourd'hui aller
chercher le client, et donc avoir des compétences !", je précise que c'est la Fnaim qui parle de cycle... "
"Les prix baissent et les délais de vente s'allongent dans la plupart
des communes de l'agglomération lyonnaise, où seuls les secteurs
résidentiels résistent", telle est l'accroche de Lyonmag avec ses deux articles du jour : "Immobilier, les prix en baisse dans l'agglo" et "Immobilier : prix revus à la baisse". Une fois le décor planté, je ne peux que féliciter la franchise de cet A.I qui explique clairement la situation avec une information pas nouvelle mais peu fréquemment abordée : le retour à la location, nouvelle tendance ?
Dans la mythologie immobilière, je voudrais.... les Anglais. Qu'est-ce que ça peut-être stupide un argumentaire d'agent immobilier pour expliquer une tendance ! Rappelez-vous que la France entière avait été envahie de population Anglo-Saxonne au début des années 2000. Ils revendaient leurs logements "de chez eux" qui valaient plus chers que chez nous pour s'installer en Dordogne, en Bretagne, dans le Pays Basque et dans le fin fond de la France pendant qu'on y ait. Notre système de santé alléchant y était aussi pour beaucoup mais il semblait finalement que beaucoup d'Anglais se soient découverts des talents de rénovateurs de fermettes ! Les prix des ruines explosaient, les propriétaires de masures se caressaient très forts en pensant à une potentielle plus-value et les A.I. arrivaient à conclure des ventes juste parce qu'un Anglais avait été aperçu au bar du village.
Extraits de l'émission radio à la suite de ce post. Autant j'avais trouvé que Jean-Michel Pouré était trop agressif et pas assez pertinent face à René Pallincourt sur France Info (voir post d'hier) autant son intervention sur BFM est d'une grande qualité. Peut-être que se retrouver face à Pallincourt c'est tellement fort en symbole qu'on perd un peu de ses moyens ou alors c'est le nombre d'interviews données aux médias ces derniers temps qui l'ont fatigué, le JMP ? De toute façon, j'aurais sans doute fait moins bien que lui (c'est plus facile de se cacher sous un pseudo derrière son Imac !!!) C'est pourquoi je vous conseille vivement d'écouter l'extrait audio (en forme de vidéo) à la suite de ce post pour vous rendre compte que le message est clairement passé auprès des auditeurs de BFM, grâce aussi à l'excellent animateur radio qu'est Nicolas Doze.

