"Je veux une France de propriétaires !" Combien de fois l'ai-je placé dans une de mes billets, cette phrase culte ? Tout ça pour dire que d'après les chiffres de l'INSEE, la proportion de propriétaires nordistes dans notre beau pays a tendance à reculer par rapport au début des années 2000. Cela peut même paraitre incroyable lorsque l'on a vu ses dernières années, dans son (et votre) propre entourage autant de personnes acheter pour la première fois un logement ! Apparemment, dans le Nord, la tendance n'a pas été la même que dans le reste de la France où la proportion de propriétaires a augmentée. La raison ?
Si il y a bien une raison qui explique la flambée déraisonnable des prix que nous venons de connaître, c'est bien l'attachement des Français à la pierre. Elodie, qui travaille à la SNCF, dispose, en location, d'un logement F4 à 500 euros (en dessous du prix du marché), mariée, un enfant, tout va bien... L'objectif d'une vie, la sienne se résume, après la famille, à l'acquisition du logement. "Elodie rêve d'un pavillon bien à elle : 250 000 euros, sur vingt ans... «Ma vie sera alors complète. J'aurais atteint mon
but.» Elle se donne trois ans pour y arriver." Chacun son kif, mais delà à se fixer un but comme celui-ci pour atteindre la plénitude, je trouve cela navrant.
Dans 8 cas sur 10 les logements visités à vendre ou à louer sont sales, voir plus selon un A.I. du centre de Lille. 8 cas sur 10, cela me parait énorme ! Enorme aussi d'imaginer que parce que l'on vend sa maison, afin de la présenter sous ses meilleurs jours on la rend plus belle qu'elle ne l'a parfois jamais été pendant qu'on l'habitait (hormis en habitant du neuf). Un peu comme le type qui vend sa voiture à un particulier et qui la bichonne alors qu'il n'a pas roulé dedans "propre" depuis son achat. Je me rappellerai toujours cette épisode de "Recherche appartement ou Maison" sur M6 où après avoir vendu sa maison au bon prix (mais en ayant entrepris des travaux de décoration et d'aménagement), la femme annonçait avoir l'impression d'être passée à coté de sa maison...
Première banalité de la soirée, Paris est une ville de super-riches du monde entier qui ont envie de s'affirmer comme tel en possédant un logement dans la capitale. C'est réducteur comme description mais que penser de la nouvelle légende urbaine affirmée par un A.I. parisien : "On assiste même à un phénomène nouveau : les collectionneurs
d'appartements. Autrement dit, des milliardaires qui s'offrent un
pied-à-terre à Londres, à New York, à Tokyo ou ailleurs".
La crise du subprime n'est pas réservée qu'aux américains, les anglais souffrent aussi. Le reportage d'Arte m'a fait découvrir quelque chose qui me semblait impossible (je me suis même demandé si la mère expropriée n'en rajoutait pas à un moment). Ainsi donc, pour les britanniques qui se retrouvent pris à la gorge avec un doublement de leurs traites, l'expropriation est comparable à un ouragan. Les déménageurs arrivent à l'improviste, prennent tout ce qu'il y a prendre dans la maison (et les photos de familles qui apparemment ont de la valeur pour les déménageurs eux-mêmes puisque dans les meubles), et la maison se retrouve fermée.
Immonot a toujours été un peu à part parmi tous les sites webs officiels traitants, chiffres à l'appui, de la tendance du marché immobilier. Sans doute sont-ils plus honnêtes car non franchisés, juste adhérents. On avait oublié cette raison là dans l'explication de la hausse éternelle et l'intro de la tendance Immonot de mars-avril vient nous le rappeler : "Les organisations professionnelles qui doivent faire le bonheur de
leurs adhérents ont souvent l’obligation de privilégier les bonnes
nouvelles, et parier sur le caractère éphémère des mauvaises." Ainsi, en 2007, selon ce site (et donc son auteur Bernard Thion), tout ne fut pas si facile pour la suprême FNAIM et les autres malgré leurs annonces jointes et conjointes d'un cru exceptionnel :
Merci à Beber pour l'info : Le 19e Marché
international des Professionnels de l'Immobilier (Mipim) s'est ouvert mardi
à Cannes dans un climat de doute et d'inquiétude contrastant largement avec les années précédentes. Le titre de mon post est, d'après la dépêche Reuters, formulé par quelqu'un de très important de le monde immobilier (et qui restera très inconnu). Vous savez que j'aime extraire des citations de personnes dans les articles, je trouve ça plus parlant : "Cela me rappelle
une phrase célèbre de John Maynard Keynes qui dit que les marchés
peuvent rester irrationnels plus longtemps que vous ne pouvez rester
solvables, et c'est notre problème du moment" -
IKEA pour moi c'est synonyme de pas trop cher, un peu design. Alors quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'ai vu que le studio proposé aux Anglais allait coûter au bas mot 130 000 euros !!! Et la maison, elle, en coutera 200 000 (ce qui me choque moins). D'après ma compréhension (des fois je fatigue...), il s'agit du prix avec terrain, ce qui fait une maison compétitive par rapport à ce que l'on peut connaître en France avec des constructeurs tels les Maisons "oiseau de feu qui renait de ses cendres" (fan de Saint Seya ?). IKEA débarquera t'il en France ? That'is the question...
Et un giga-méga article de baissier sorti de province que détaille au maximum le bazard dans lequel est rentré le marché de province. D'abord les petites phrases : "les prix commencent à reculer" - «ENORMÉMENT de biens et peu d’acheteurs. » - « Tout le monde attend la baisse » (c'est un A.I. qui dit ça) - « Beaucoup se basent encore sur les petites annonces et en remettent
une louche en se disant que leur bien est forcément plus beau. On n’en
sort pas… » (toujours un A.I.). Le plus marrant dans tout ça, c'est que Reims nous en avons souvent parlé sur le blog en raison de son effet TGV, effectivement il y a un effet baissier !!! « Des confrères n’hésitent pas à gonfler de 15 % l’estimation du
bien pour emporter l’affaire, en se disant qu’il sera toujours temps de
revenir à la réalité dans trois ou quatre mois. Malheureusement, il y a
des gens qui croient encore au père Noël »
Ce matin, l'action de SeLoger.com a baissé à - 6,34 %. Le titre est en effet passé de surperformance à sous-performance en raison de déclarations de moins en moins optimistes d'autres professionnels du secteur (tel MeilleursTaux.com). Le fait que les banques soient plus sélectives dans l'octroi des prêts aux particuliers commence à en calmer quelques uns et dans ces cas là les boursicoteurs réagissent assez vite. "Introduit en Bourse en décembre 2006 à 22,5 euros, SeLoger.com avait
été peu affecté par le début de la crise des « subprime ». Le cours
avait atteint son plus haut le 2 novembre, à 46,5 euros, avant de
perdre plus d'un quart de sa valeur sur les quatre mois suivants." Lire l'article de L'Expansion.
... à Cagnes-sur-Mer. Voici une ville où les vendeurs sont confrontés à la réalité du marché : "A vendre une maison aux Collettes de 100 m2, 500
m2 de jardin. Rénovation à prévoir. Prix : 600 000 euros. C'était il y
a un an. Durant des mois il n'y a eu aucune visite. Les vendeurs ont
accepté de revoir le prix. La maison est partie en deux semaines à 420
000 euros. Autre exemple au Cros : un 4 pièces de 70 m2 avec vue mer
affiché à 265 000 euros. Il est resté 6 mois sans aucune visite. Le
prix a été ramené à 245 000 euros. Le produit est parti en une semaine." Autre exemple : "Christophe P. est dans ce cas-là. Depuis deux mois, son T3 de 73 m2
dans une résidence avec piscine dans le Haut des Malvans est à la vente
dans cing agences et sur internet à 260 000 euros. « Je n'ai eu que
deux coups de fil et les agences me répondent que depuis 1 mois et demi
elles n'ont fait aucune vente.
Inutile de reprendre l'histoire depuis son début, il y a tellement eu de cafouillage pour la mise en place de cette mesure destinée à transformer tous les français en propriétaires que ce serait trop compliqué à expliquer. C'est digne de l'œuvre de Tolkien (en longueur et rebondissement). Donc, depuis aujourd'hui, on sait ("Les Echos" s'est procuré le projet de l'instruction fiscale) : c'est bien le 6 mai (date où la France a connue un grand espoir à l'arrivée d'un petit homme, on connait la suite) pour la signature devant notaire ou la déclaration d'ouverture du chantier. Les montants n'ont pas changés mais ce qui est intéressant c'est d'une part que : "les banques ne fourniront aucun document spécifique pour les
emprunteurs. Ces derniers devront donc se reporter à leur tableau
d'amortissement et prendre soin de calculer le montant global des
intérêts d'emprunt, hors frais d'assurance" et que...
Fil rouge de la semaine : la maison à 15 euros par jour. Libération nous pond un article anti-cette maison là, et si l'on passe à côté du premier gros inconvénient, à savoir le prix du foncier (car il faut trouver du "pas cher"), de nouveaux arguments (en tout cas pour moi), étayent la preuve d'un projet batard (au lieu de pipeau) : "Un tantinet plus vertueuse que la réglementation thermique actuelle
(les objectifs de performance énergétique sont inférieurs de 10 % à
ceux de la RT 2005), elle risque d’être rapidement dépassée avec
l’arrivée de la RT 2010 et des mesures prises dans le cadre du
Grenelle. Ce qui ne devrait pas aider en cas de revente… -
Et pour couronner le tout, La crise des taux variables touche aussi des Français : "Alors que les prix de l'immobilier se stabilisent, voire baissent en France, de nombreux propriétaires sont contraints revendre leurs biens, faute de pouvoir payer leurs remboursements bancaires. Il s'agit surtout des emprunteurs qui ont souscrit des prêts immobiliers à taux variable ou révisable, mis en difficulté par la hausse brutale des taux d'intérêt." Je vais consacrer un article un peu plu tard à ce phénomène qui prend de l'ampleur.
Le voici l'article. Je réagis à vos propos, à chaud. Le pourcentage que vous citez va influer directement sur le moral de la profession, des vendeurs, des promoteurs... dans un marché saturé. Il y a tant de pays en Europe qui ont un parc immobilier ancien et vétuste, mais pas en France. on y construit beaucoup, on y rénove non-stop.
Je pose le contexte : les Français rêvent pour une grande majorité d'entre eux de vivre en maison indivuduelle. Les Politiques rêvent de se faire élire et réélire grâce à des mesurettes hautement symboliques. Peut-être que cette maison à 100 francs par jour connaitra un grand succès (5 000 cette année et Christine Boutin serait heureuse), il n'empêche qu'elle commence à faire causer (la maison ou Boutin ? La maison !). Exemple avec le président du conseil de l'ordre des architectes, pour qui l'explosion de la maison individuelle va à l'encontre de toute logique, allant jusqu'à qualifier ces habitations de gangrènes : "Les mentalités changent rapidement, le public veut aujourd'hui un
habitat écologique, des matériaux naturels. Il faut accélérer cette
évolution, mettre sur le marché et promouvoir une offre d'habitat près
des centres, avec des espaces extérieurs privatifs et collectifs,
proches des services et des lieux de travail. [...]
C'est à cette question qu'essaye de répondre (entre gris clair et gris foncé) François de Witt. L'immobilier patrimonial est-il protégé en cas de hausse des prix ? "on n’a pas tort, car l’inflation fait monter les taux d’intérêt, ce qui
exclut de plus en plus d’acheteurs et pèse sur les prix, faute de
demande". Le sieur de Witt fait un pari, auquel j'adhère, qui est de penser que cette poussée d'inflation est liée à une spéculation intense. Et comme toutes les spéculations, à un moment ou un autre cela se calmera (pétrole, céréales..etc) ce qui fait penser à FdW que le patrimoine des Français est protégé tant que l'inflation ne dépasse pas les 3 %... Si je me rappelle bien, la dernière crise immobilière (91-97) s'est faite avec une baisse de l'inflation et n'a pas empêché la valeur des logements de baisser... J'ai tort ? France Info : "Les patrimoines face à la hausse des prix".
A voir sur youtube ici. Ce qui nous fait des mensualités de 450 euros par mois pour une maison prétendue de bonne qualité (et donc pas au rabais) équipé de pompe à chaleur, de ballon d'eau chaude. Et c'est vrai que d'aspect, elle tient la route. Ce dispositif est réservé aux couples gagnant entre 1 500 et 2 000 euros avec un enfant. Gros souci pour arriver à ce tarif, le foncier, prétendu rarissime, mais comme le dit un intervenant de ce reportage : "il n'y a qu'a survoler (la Bretagne) pour se rendre compte des terrains disponibles". Et oui, des terrains il y en a partout mais après il faut une volonté politique locale et aussi l'envie... Vu le bide des Borloo (800 maisons), Boutin se doit de faire mieux (801 ?).
Ou comment adopter une stratégie baissière en lisant "Les Echos" : "Comme les prix de l'immobilier résidentiel ont atteint un palier voire reculé dans certaines localités, il peut être tentant de devenir propriétaire. - "...acheter sans hésiter de négocier le prix auprès d'un vendeur pressé" - "Vous n'êtes pas attaché sentimentalement à votre résidence principale...et jouer une forte baisse des prix de l'immobilier - "prendre ses bénéfices" - "placer le produit de la vente" - "Si le marché baisse dans les deux ou trois prochaines années, vous pourrez saisir une opportunité pour acquérir un autre toit"
Comme je l'ai dit dans un comentaire avant-hier, un membre de ma famille ayant eu un accident, je n'ai pas pu accéder à l'ordinateur 2 soirs cette semaine. Voici mes notes d'hier, celles d'aujourd'hui seront postées plus tard dan la soirée. Mais les choses vont rentrer dans l'ordre, ça y est. Et voici une excellente nouvelle, même s'il y a un hic :
"Plus besoin de se déplacer pour consulter la propriété des terrains et bâtis. Dès aujourd'hui, quelque 150 000 plans cadastraux sont accessibles en ligne."
Paragraphe ajouté à 12H22, comme promis. Je laisse de coté la crise boursière, tout a été dit partout depuis jeudi dernier, la presse ne parle que de ça, et la synthèse sur la FED que je viens de poster est amplement suffisante pour faire le résumé du jour. Alors je reviens vers notre "sujet à nous", l'immobilier.
J'ai lu vos questions dans les commentaires. Où ira se nicher l'argent alor que l'immobilier ET la bourse, au sommet en même temps, ont en chute libre ? Et je vous en pose une en retour. Je vais vous faire bosser. Vous oubliez un aspect, mais je voudrais que vous le trouviez vous-mêmes.
Pourquoi dans le contexte actuel il est peu probable que l'immobilier se reprenne et que l'argent "file" plutôt vers la boure ? Non seulement parce que 1. Les banquiers ne prêtent presque plus pour des achats immobiliers
Comme promis hier soir, j'ai regardé pour vous une émission sur la soit disant maison écologique e bois. 1. Il était très peu question d'écologie et 2. ces maisons sauf celle d'un promoteur himself (particulièrement bien aménagée, ce qui se comprend, la maison du patron) n'avaient pas grand chose de "vert".
Je ne vais pas m'étendre sur la qualité de ces biens, que je voudrais voir "de près" pour avoir un avis honnête, mais je saisis l'occasion pour vous parler des arnaques - de plus en plus nombreuses hélas - de la part des pseudos promoteurs spécialisés dans la maison en kit ou la maison en bois.
Demain soir, la télé va présenter la maison en bois. Le résumé de l'émission précise qu'elle est écolo et pas chère ! Si le terrain pouvait être abordable, on serait tous en train de faire la queue pour l'acheter ;-) !
La plupart des maisons écolos pas chères ont déçu tous les experts qui ont trouvé que ces maisons n'étaient pas réellement écologiques. Alors je suis très intriguée par ce que l'on va nous présenter demain ? Efin la maison vert abordable ou une nouvelle déception ?
Un tiers des familles très pauvres, qui doivent faire appel à l'aide alimentaire, un tiers 3,5 millions de personnes en France, sont PROPRIETAIRES de leur logement !!!
Et je viens d'apprendre, ayant la chance de ne pas devoir fréqueter les Restaux du coeur pour nourrir ma famille, que l'acceptation de votre dossier tient compte de votre budget "immobilier". Pour calculer votre barème, et vous qualifier ou pas, on soustrait de vos revenus les charges locatives, c'est-à-dire, le loyer CC ou le crédit + charges, taxes. Comme quoi les associations et les autorités sont conscientes que la fracture sociale est étroitement liée aux charges que représentent, ou pas, les sommes que l'on débourse pour se loger. On se red encore plus compte de la nécessité de réorganiser l'attribution du logement social.


