Cholet_en_france
Que voulez-vous... J'aime la presse locale, de proximité, sans moyens, sans journalistes, sans réflexion (je vais me faire taper sur les doigts) et qui se fait parfois, souvent, le relais sans retenu des professionnels de l'immobilier qui veulent faire passer un message d'autopersuasion à leur clientèle... A Cholet, Maine-et-Loire (49) pourtant, on tombe dans le magique, le divin, le tragique aussi. Rendez-vous compte que « Vendre une maison entre 170 000 et 200 000 € était courant. Aujourd'hui, c'est devenu une très grosse transaction ». Le cœur du marché sont les maisons à 110 000 €, les appartements à 80 000 et les A.I. s'estiment heureux de vendre un bien dans les six premiers mois...

Edenpics-com_004-027-Mer-en-tempete-avec-vagues-tombant-sur-des-rochers-France-Bretagne-Finistere C'est avec ce genre de phrase excellentissime, lâchée en pleine presse locale, que le vendeur qui attend désespérément de trouver un acheteur depuis de nombreux mois (années ?) se rassurera et décidera de s'accrocher à la seule branche qui lui reste, l'attente continue, parce qu'un notaire local qui est du métier depuis l'arrivée au pouvoir de Giscard affirme que les crises immobilières ne durent pas. Je n'ai pas envie d'aller rechercher les chiffres qui prouvent à quel point la dernière crise immobilière a duré largement plus loin que 93 et a démarré plus tôt d'ailleurs (7 ans au total environ).

314042539_ded32c31ce Le superflu désigne à l'origine ce qui n'est pas essentiel, ce qui est en trop. Ce mot est souvent associé aux idées de luxe, de gaspillage ou de surconsommation. Merci Wikipédia... Ce qui flambait il y a encore peu ne flambe plus, conséquence du climat économique actuelle, les ex-potentiels acheteurs (et vendeurs) de résidences secondaires serrent les fesses (désolé pour l'image), se rabattent sur l'essentiel, c'est à dire tenter de maintenir un niveau de vie pas si lointain en évitant les excès.

Image 1 Vidéo à la suite. Il y a trois-quatre ans, ce type de logement (désigné par l'agent immobilier) se serait vendu rapidement sur ces bases de prix, dixit l'A.I. local. Trois-quatre ans ? La crise daterait donc d'il y a déjà longtemps. Quant à cette vendeuse qui s'accroche à son prix même si elle sait que le bien ne se vendra pas, elle se dit non pressée, elle attend... Elle attend quoi au fait ? Bref, si vous cherchiez une définition du marasme, le visionnage de cette vidéo suffira...

CATHERINE CALCULATRICE HSBC constate que la répartition géographique de l'offre de logements neufs a tendance à être peu adaptée à la demande de logements dans la crise actuelle. L'histoire étant, comme chacun le sait, un éternel recommencement, cette constatation se vérifiait déjà au début de la crise début 1990 et, aux mêmes maux les mêmes problèmes (c'est de moi), il apparaît que "le critère du prix ne permet pas un retour à l'équilibre" et que les biens anciens vont souffrir de cette suroffre du neuf. Au fait, il manque combien de logements en France actuellement ?

1967-fin-de-partie Quelle déception ! Alors que nous assistions à un come-back d'agents immobiliers tous plus motivés les uns que les autres pour assener que la baisse, c'était du passé et que depuis la découverte de l'effet saisonnier, le marché de l'immobilier avait laissé ses mois horibilis derrière lui, Seloger.com vient casser l'ambiance avec une baisse des prix en Avril, période où pourtant le marché fait preuve de dynamisme en termes de volume.

ChouBlanc J'en avais déjà parlé ici. Il semble que Jocelyne et son amie aient fait chou blanc à l'occasion du vide grenier organisé dans leur commune. 250 personnes (qui ne font pas 250 acquéreurs) se sont présentées pour visiter le bien en vente.
Une semaine plus tard, la vendeuse interviewée dans la presse locale (Le Courrier de l'Ouest) affirmera avoir eu 5 "touches", c’est-à-dire pas grand chose malgré la médiatisation de cette vente et se préparer à d'autres idées pour vendre enfin sa maison.

Image 2 Ce vendeur n'est pas "d'accord avec la crise" ! Alors plutôt que de baisser les bras (sa maison est en vente depuis un an et au bout de trois mois, patatras, la crise), il a décidé de se bouger. Animations (accordéoniste, four a pain) et belle ristourne pendant le week-end (de 200 000 euros, la maison passe à 185 000), tout est fait pour appâter l'acheteur. Attendons-nous ces prochains mois à voir de l'innovation du côté des vendeurs pour faire parler d'eux, à être les premiers à trouver l'idée qui fera venir les médias locaux. Et vous, vous avez des idées (à revendre) ?

Image 3 Vidéo à la suite. Il y en a qui ne veulent décidément éviter les Agents immobiliers. Bien entendu, dans ce genre d'opération, seuls les premiers à avoir l'idée font parler d'eux et bénéficient de la couverture médiatique (la presse locale a également relaté l'histoire). Une manière originale, donc, pour vendre sa maison et comme le dit Micheline, la copine,  dans le reportage : "les américains le font depuis très longtemps" alors....

Lorient A ranger dans la catégorie "professionnels de l'immobilier qui croient encore plus que leurs confrères que le marché va baisser, baisser, baisser". Ainsi à Lorient, c'est déjà la troisième année de baisse des prix de l'immobilier (quand on vous dit qu'il n'y a pas "un" mais "des" marchés immobiliers...) et les professionnels rêvent de l'an 2000, période où il était facile de vendre, facile d'acheter, où le marché n'était pas encore pollué par la surchauffe et autres mangeurs de gâteau. 2000 représenterait donc, tout du moins à Lorient, l'époque bénie avec des prix qu'on pourrait facilement estimer à - 50 % par rapport au plus haut du marché lorientais de 2007. Est-ce possible ?