HSBC constate que la répartition géographique de l'offre de logements neufs a tendance à être peu adaptée à la demande de logements dans la crise actuelle. L'histoire étant, comme chacun le sait, un éternel recommencement, cette constatation se vérifiait déjà au début de la crise début 1990 et, aux mêmes maux les mêmes problèmes (c'est de moi), il apparaît que "le critère du prix ne permet pas un retour à l'équilibre" et que les biens anciens vont souffrir de cette suroffre du neuf. Au fait, il manque combien de logements en France actuellement ?
On appréciera la manière dont les communes ont, en grande partie, bâties leurs financements prévisionnels sur les droits de mutation et également leurs grands capacités à ne pas avoir anticiper (du tout) ce qui allait leur tomber dessus et qui les attendait pourtant (au coin de la rue). Ainsi donc, et comme il est écrit dans Le Figaro : "les maires choisissent de relever leur fiscalité pour faire payer les ménages, malgré la récession"...
Cela tombe bien en effet pour des ménages déjà touchés par le contexte actuel et qui vont, en plus, se prendre un petit coup de grâce. Ah, le bonheur d'être propriétaire c'est aussi celui de payer plus d'impôts que le locataire avec les fameux fonciers ! Et lorsque les contribuables paieront leur taxe d'habitation 9,01 % plus cher et la taxe foncière 51,20 % de plus comme l'a annoncé la mairie de Paris, ça va faire mal aux plus fragiles...
Au moment où les prix baissent, où les taux baissent (sans que les banques relâchent leur sélectivité mais tout de même), où Nicolas Sarkozy double le PTZ dans le neuf, hé bien ce que vous allez gagner d'un côté, vous allez le perdre de l'autre. La taxe foncière va augmenter de 20 % environ ces trois prochaines en raison d'un effondrement des recettes des collectivités : "Les collectivités locales vont être obligées de recourir à une majoration de leur fiscalité pour couvrir leurs pertes de recettes fiscales et leurs dépenses liées à la crise et à la décentralisation" selon le président de l'UNPI.
L'auteur de cette phrase-titre de mon billet n'est autre que (toujours) Henry Buzy Cazaux, délégué général de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim). J'en profite pour vous inviter à lire l'intégral du CHAT (TCHAT ?) organisé par Les Echos où ce monsieur a exprimé une foule de choses intéressantes que je n'aurais pas forcement le temps de traiter en intégral (Patrick !?).
Bref, le foncier plonge, vite et bien et incroyable, c'est partout pareil et zou... un copier-coller : "Nous en verrons les effets sur le prix au mètre carré dans dix-huit mois à deux ans.
L'immobilier à Rezé du point de vue de la Ville
envoyé par wbonomo
Source : TVReze
Le marché de l’immobilier à Rezé est identique au national. Un marché qui a reposé sur du spéculatif, un marché de casino qui visait à augmenter les prix tous les six mois pour revendre, dixit cet adjoint à l'urbanisme et au développement durable à la Ville de Rezé.
Vidéo à la suite de ce billet. Tout va pour le mieux en Belgique en ce moment ! La preuve avec cette commune Flamande, située juste à côté de Bruxelles obligeant ainsi ceux qui souhaitent s'installer à faire un effort côté langage en parlant "local". Une situation qui paraitrait ubuesque chez nous (imaginez-vous acheter un terrain en Bretagne sous condition de parler le Breton ?) mais bien réelle chez nos voisins. Prochaine étape, fabrication d'un mur ?
Ce n'est pas moi qui le dit mais François Ortalo-Magne, dans un article intitulé "Immobilier : libérons la mobilité" paru dans les Echos. Parmi les mesures proposées par ce professeur associé à l'Ecole d'économie de Toulouse (TSE) et à l'université du Wisconsin, j'ai retenu son idée sur la hausse de la taxe foncière. Concrètement, cette hausse inciterait les propriétaires à prendre des logements plus petits une fois les enfants partis de la maison familiale. Le parc immobilier serait alors optimisé comme aux Etats-Unis, où la valeur de la taxe foncière peut représenter plus de 2% de la valeur du logement. Résultat, les seniors se tournent vers des logements plus adaptés, créant une demande et implicitement une offre adaptée à leurs besoins. C'est tellement logique que je me demande pourquoi cela n'est pas appliqué en France :

Au moment où j'ai lu l'article, mes yeux se sont focalisés sur le mauvais paragraphe et je me suis dis "c'est vraiment n'importe quoi !". Comprenez qu'une prime de 1 000 € ou de 1 500 € est instituée pour aider les jeunes ménages par le département de Vendée (Région Poitou-Charentes voir les commentaires) et franchement, à ce tarif, les jeunes ménages vont se presser (ironie quand tu nous tiens). En fait, cette mesurette fait partie d'un package beaucoup plus large permettant à vous les jeunes (je n'en fais plus partie) vendéens de réaliser votre rêve d'une maison...
Attention, on annonce un changement climatique sur Toulouse. Non pas que d'un seul coup tous les promoteurs se soient arrêtés de construire mais ils sembleraient que de nombreux programmes ne se lancent plus comme avant ou plus du tout. Le foncier se renégocie alors fortement devant, au départ, l'incrédulité des vendeurs de fonciers qui ont cru être assis sur un tas d'or pendant de nombreuses années.
Immonot a toujours été un peu à part parmi tous les sites webs officiels traitants, chiffres à l'appui, de la tendance du marché immobilier. Sans doute sont-ils plus honnêtes car non franchisés, juste adhérents. On avait oublié cette raison là dans l'explication de la hausse éternelle et l'intro de la tendance Immonot de mars-avril vient nous le rappeler : "Les organisations professionnelles qui doivent faire le bonheur de
leurs adhérents ont souvent l’obligation de privilégier les bonnes
nouvelles, et parier sur le caractère éphémère des mauvaises." Ainsi, en 2007, selon ce site (et donc son auteur Bernard Thion), tout ne fut pas si facile pour la suprême FNAIM et les autres malgré leurs annonces jointes et conjointes d'un cru exceptionnel :


