Je cite Le Figaro : "Depuis le début de l'année, 365 agences de la Fnaim ont été mises en redressement judiciaire, deux fois plus qu'un an plus tôt."
Puisqu'il n'y a aucune raison pour que le rythme faiblisse pour la deuxième partie de l'année 2009, il y aura donc environ 700 à 800 agences Fnaim en redressement judiciaire d'ici la fin de cette année.
J'ai décidé de rendre hommage ce soir, mais pas à MJ, à HBC (Remember : Henry Buzy-Cazaux qui dénonçait les indices Fnaim avant de se faire évincer) histoire de bien introduire le sujet et rappeler à certains la valeur des indices... Ainsi, les prix de l'immobilier ont augmenté, ce deuxième trimestre et selon la Fnaim (notez le "selon"), de 3,9 % par rapport au premier trimestre 2009 (avec une base de donnée qui a fondu de 15 000 à 6 000 données en moins de deux ans).
C'est bien la seule chose qui augmente car pour le reste c'est la misère... Sur un an (juillet 2008 à juin 2009), par rapport aux 12 mois précédents, la baisse est de 7,3% (-8% pour les appartements, -7,0% pour les maisons) malgré un léger rebond lors de ce dernier trimestre. René Pallincourt fait état d'une baisse "de 30%" des transactions entre septembre 2008 et juillet 2009.
J'aborde les nouvelles informations en provenance de la Fnaim dans le billet suivant. Il est juste parfois hallucinant de voir comment une information peut être traitée dans les médias.
Ainsi, alors que la Fnaim à tant communiqué pour annoncer que ses prix à elle avaient augmenté de 3,9 % au deuxième trimsestre 2009, nous trouvons sur Capital.fr, un article intitulé "Les prix de l’immobilier ont chuté de 6,6% au deuxième trimestre 2009".
J'en ai profité pour faire une copie d'écran car j'ai peur que l'article disparaisse bientôt.
Boulette journalistique ? Si, si...
Henry Buzy-Cazaux s'est donc fait virer de la Fnaim la même semaine que Pape Diouf de l'OM... « Cela faisait des mois que le conflit montait. J’en avais assez
d’entendre qu’il n’y avait pas vraiment de crise immobilière. Nous nous
devions d’être honnêtes vis-à-vis des médias, des pouvoirs publics et
de nos adhérents ». Nous nous devions d'être honnêtes ?! Mince, moi qui croyais que tout les dires de la Fnaim étaient vrais... J'en pleurerai presque tellement j'ai l'impression que l'on a essayé de me faire croire que c'était toujours le moment d'acheter. Lorsque HBC a commencé à faire parler de lui, je me suis dit : "Enfin, fini le discours de René Pallincourt où rien ne baisse, rien ne bouge. La Fnaim va enfin accompagner d'une manière plus transparente la baisse pour le bien de ses adhérents et des acheteurs".
Au cours des trois premiers mois de l'année, la France a perdu 187 800 emplois salariés selon les chiffres de l'Insee publiés aujourd'hui. L'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), qui
recouvrent les cotisations de Sécurité sociale, constate une diminution
de 2,2 % de la masse salariale au cours de la même période et Etienne Debauche (Insee) lâche la phrase qui tue : "c'est le point le plus bas depuis que les données existent, soit depuis 1970".
Juste pour renforcer l'impact de cette phrase, je la traduis en disant que cela fait 40 ans que nous n'avons pas été aussi mal...
"le mois d'avril semble donc confirmer que le marché ne connaîtra pas,
en 2009, sur fond de récession, de chute brutale des prix. Et qu'à
l'inverse il peut poursuivre, au gré de baisses et de hausses
mensuelles alternées, son ajustement afin d'assurer la compatibilité
entre la solvabilité des ménages et les prétentions des vendeurs,
aujourd'hui observées à la baisse en agence." Pour la Fnaim en effet, les prix des logements anciens ont enregistré une hausse de +3 %,
contraignant ainsi le recul des prix observé depuis près d'un an
maintenant. 3 % C'est énorme, car au moment où l'on apprend que la France est entrée en récession depuis plus d'un an (chose que l'on ne sait que maintenant grâce à l'Insee) et que les destructions d'emplois s'accélèrent (le cap des 3 millions de chômeurs risque d'être franchi dès cette année sauf si le pôle emploi adopte les méthodes de calcul de la Fnaim), les Français, blindés d'argent et d'espoir comme jamais, font "flamber" les prix des logements anciens entre mars et avril.
La Fédération Nationale des Agents Immobiliers s'est insurgée contre la rapport de l'avocat Jean-Michel Darrois, remis au président de la république et qui porte sur un rapprochement des professions d'avocat et de notaire. Pour faire simple, ce rapport préconise la création d'un nouveau type de document juridique contractuel, « l’acte sous signature juridique », à mi-chemin entre l’acte sous-seing privé et l’acte authentique signé chez un notaire, et « ayant plus de force probatoire que le premier et moins que le second ».
Pour la Fnaim, les avant-contrats de vente (compromis de vente ou promesse de vente) et les baux sont sans coût pour les vendeurs et les acquéreurs et suffisent à assurer la sécurité juridique des transactions et des rapports locatifs.
René Pallincourt, président de la FNAIM, a rencontré fin avril un autre René, Ricol celui-là, médiateur du crédit nommé par le Président de la République. La venue de René Pallincourt avait pour but de sensibiliser le médiateur à la situation très préoccupante dans laquelle se trouvent de nombreux (pas tous) professionnels de l'immobilier, adhérents de la FNAIM, en raison de l'effondrement du marché de la transaction (pas partout en France) qui les met dans une situation financière très délicate.
« J’ai même tendance à considérer que négocier un logement est la règle
», sourit René Pallincourt, président de la Fédération nationale de
l’immobilier (Fnaim), qui voit le marchandage comme un fait culturel
dans un marché où les rapports de force évoluent de manière cyclique
entre vendeurs et acheteurs. Extrait du journal La Croix, cette petite apparition de René Pallincourt a le mérite de rappeler à tous les acheteurs et les vendeurs potentiels que la vente d'un bien immobilier se concrétise rarement au prix fixé (affiché) par le vendeur/l'agence immobilière.
Suite et fin de ce reportage très pessimiste sur l'état actuel du marché immobilier. PARIS : Un A.I. (Didier) qui possède 7 agences en Seine-et-Marne va réduire son train de vie (au revoir le VW Touareg pour une voiture plus petite et plus économique dixit lui-même). Il se rend à son congrès annuel (la plus grosse confédération d'A.I. où il occupe une fonction officielle) où tout le monde n'a qu'un sujet à la bouche : la crise. Les A.I. accusent les banquiers de ne pas financer et les banquiers accusent les A.I. de ne plus avoir de clients : 1 partout, balle au centre. Les délais et les stocks explosent, Didier n'a jamais connu une telle situation. LYON : Malgré un "home staging" et tout le côté sympathique de cet A.I., le logement en exemple sera quand même négocié par les acheteurs. Le reportage annonce une baisse des prix de 20 % pour l'année 2009.


