Alors que l'investissement Scellier soutient à lui tout seul une bonne partie du marché du neuf, le Crédit Foncier sort une étude d'une très grande utilité pour ceux qui souhaiteraient se jeter dans le grand bain de l'investissement locatif. Le Robien étant déjà passé par là, certaines communes sont saturées de logements neufs vides alors que d'autres n'ont plus de demande locative.
Merci à Revax qui a signalé, pendant mes vacances, cette vidéo. Du beau travail de journaliste : clair, concis et un peu alarmiste aussi ("les Français ont peur") mais tout y est et on se frotte les yeux tellement ce sujet, avec ce ton, était impensable il y a encore peu... Vous pouvez compléter avec cet article de l'Expansion qui reprend les dernières statistiques (je sais, ça date du 7, mais le wifi dans le camping, c'est tout sauf l'idéal...).
On appréciera la manière dont les communes ont, en grande partie, bâties leurs financements prévisionnels sur les droits de mutation et également leurs grands capacités à ne pas avoir anticiper (du tout) ce qui allait leur tomber dessus et qui les attendait pourtant (au coin de la rue). Ainsi donc, et comme il est écrit dans Le Figaro : "les maires choisissent de relever leur fiscalité pour faire payer les ménages, malgré la récession"...
Cela tombe bien en effet pour des ménages déjà touchés par le contexte actuel et qui vont, en plus, se prendre un petit coup de grâce. Ah, le bonheur d'être propriétaire c'est aussi celui de payer plus d'impôts que le locataire avec les fameux fonciers ! Et lorsque les contribuables paieront leur taxe d'habitation 9,01 % plus cher et la taxe foncière 51,20 % de plus comme l'a annoncé la mairie de Paris, ça va faire mal aux plus fragiles...
C'est tout un art d'écrire en ayant une oreille orientée (juste une) vers la télé derrière soi. Ainsi, notre président a annoncé ce soir la suppression de la taxe professionnelle (un des quatre impôts directs locaux perçus par les collectivités territoriales). Cette taxe ne concerne que les entreprises et vise à leur donner un bon bol d'air, surtout dans le secteur de l'automobile. Reste à savoir si cela aura un impact sur les emplois en jeu, puisque tel est le but.
"On supprimera la taxe professionnelle en 2010 (...) On ne peut pas avoir tout notre système de fiscalisation basé sur la production si on veut garder des emplois en France"
Concernant l'immobilier ?
D'un côté, Nicolas Sarkozy se félicite que les prix de l'immobilier baissent désormais, ceci afin de relancer la machine. De l'autre le gouvernement qui se félicite de la loi TEPA (dont faisait partie la déductibilité des intérêts d'emprunts) et qui a permis de freiner la chute de l'immobilier... Il y a comme un gros problème, vous ne trouvez pas ? «Sans cette mesure, la baisse des prix immobiliers au cours des prochaines années aurait été plus proche de 20 % que de 15 %» indiquent les services de Christine Lagarde.
Au moment où les prix baissent, où les taux baissent (sans que les banques relâchent leur sélectivité mais tout de même), où Nicolas Sarkozy double le PTZ dans le neuf, hé bien ce que vous allez gagner d'un côté, vous allez le perdre de l'autre. La taxe foncière va augmenter de 20 % environ ces trois prochaines en raison d'un effondrement des recettes des collectivités : "Les collectivités locales vont être obligées de recourir à une majoration de leur fiscalité pour couvrir leurs pertes de recettes fiscales et leurs dépenses liées à la crise et à la décentralisation" selon le président de l'UNPI.
Au moment où les prix baissent, où les taux baissent (sans que les banques relâchent leur sélectivité mais tout de même), où Nicolas Sarkozy double le PTZ dans le neuf, hé bien ce que vous allez gagner d'un côté, vous allez le perdre de l'autre. La taxe foncière va augmenter de 20 % environ ces trois prochaines en raison d'un effondrement des recettes des collectivités : "Les collectivités locales vont être obligées de recourir à une
majoration de leur fiscalité pour couvrir leurs pertes de recettes
fiscales et leurs dépenses liées à la crise et à la décentralisation" selon le président de l'UNPI.
J'ai écris "flop" pour ne pas écrire "bide", mais ma pensée première
allait pour ce terme. Nicolas Sarkozy a voulu une France de
propriétaires, slogan efficace en pleine campagne électorale, selon
Michel Mouillard, il a surtout crée une bouée de sauvetage au lieu d'un
dispositif d'incitation. Passons brièvement le coût estimé à 300
millions d'euros en année pleine pour expliquer la raison du flop.
D'abord, cette mesure n'est efficace, si je puis dire, que 18 mois
après l'acquisition, d'où un certain temps avant de voir venir l'effet
fiscal sur les finances d'un ménage. Ensuite, le réflexe des vendeurs,
qui se sont mis immédiatement à intégrer ce qui était gagné par
l'acheteur pour le rajouter dans le prix de vente, l'augmentant de x %.
L'article en question est assez énorme pour que j'en fasse trois
billets... Cela commence à être la débandade en province vu le nombre
d'articles qui sortent en ce moment. Les langues se délient, les six
derniers mois ont été rudes et cela commence à se savoir du côté des
journalistes locaux. Pour preuve ce billet d'hier intitulé "Une grosse chute à Falaise"
(je fais dans l'humour) qui fait un peu miroir avec l'article de ce
soir intitulé "Les prix baissent" (de SudOuest.com, auteur Christine
Heim, lien en bas de page). Les robiens se vautrent en Dordogne, des
robiens sans doute éloignés, c'est le principe d'un robien à force de
les voir pousser à 50 km du centre ville mais avec la flambée du
carburant, c'est effectivement le coup de grâce pour les investisseurs
en herbe. Cela tombe mal car tout ce qui est hors robien ne se vend
plus non plus très bien vu les témoignages des A.I. locaux. Tout de
même, jusqu'à 50 % de baisse, il faut quand même imaginer certaines
malfaçons, une usine chimique en face, des résidences inhabitées, ou un
bien qui ne valait pas ce prix gonflé au moment de la vente.




