Georges Pauget, président de la Fédération bancaire française (FBF),
laisse entendre que la profession ne pourra sans doute pas atteindre son objectif d'une croissance de 3 % à 4 % des encours de crédit pour l'année 2009, fixé par Bercy, alors au secours du système bancaire français en 2008 suite à la crise du "Subprime".
Les aides de l'État étaient conditionnées à l'engagement des banques de poursuivre leur métier de financement de l'économie française (avec des objectifs basés sur un contexte économique plus optimiste que celui qui est s'est finalement déroulé) ; il risque d'être intéressant de voir comment Bercy va réagir à des objectifs non atteints... Pas d'aides de l'Etat ? On coupe la poire en deux ? Au prorata ? Personne n'en a pour l'instant la moindre idée...
L'agence de notation financière américaine sort son étude sur l'évolution des prix de l'immobilier en Europe. Globalement, cela va continuer à baisser partout sauf au Royaume-Uni où le marché s'améliorerait progressivement (ce sont des prévisions hein !). Concernant le marché qui nous intéresse le plus, donc hexagonal, notre problème, selon S & P, est que le recul des prix sur les douze derniers mois (point d'arrivée : avril) n'a pas été suffisant avec seulement 5,8 % de baisse.
D'où l'importance de sélectionner des sources et ses auteurs... Je vous invite vivement à lire sur le site de La Tribune.fr, l'article de Robert Shiller, enseignant en économie à l'université de Yale (une petite école soit-dit en passant), qui tend à prouver que l'immobilier ne monte pas jusqu'au ciel. Il démonte un à un les arguments haussiers suivants : la pénurie de terrains, l'augmentation de leur prix, la densité de popultation, la flambée des matériaux...
Chiffre intéressant qui permet de remettre en perspective l'importance de tel ou tel acteur majeur de l'immobilier, en 2008, il y a eu environ 700 000 ventes de logements et Laforêt y a pris part à hauteur de 26 000 transactions (mais 190 millions d'honoraires tout de même). Pour 2009, le réseau prévoit une diminution de 15% du nombre de ses transactions à 22.000 et des prix qui continuent de baisser.
Ma source est France Info : "Autrefois, dix acheteurs potentiels se présentaient pour acquérir un
seul bien. Aujourd’hui, il n’est pas rare qu’un acheteur puisse avoir
le choix entre plusieurs dizaines de biens." Comment voulez-vous, après ce simple constat que le marché immobilier se stabilise ? Le plus spectaculaire est sans doute la vitesse à laquelle le rapport de force s'est inversé : il y a de plus en plus de maisons à vendre car les stocks ne s'écoulent plus, et donc l'accumulation de biens dans les agences se fait sentir.
Tiens, il y a un truc plein de bon sens écrit dans cet article des Echos : "...une baisse des prix de 10% par an équivaut à une injection de
pouvoir d'achat immobilier de 15 milliards d'euros par an, pour les
ménages" calcule Jacques Friggit. Soit deux à trois fois plus que le prêt à taux
zéro et que le crédit d'impôt sur les achats de résidences principales
réunis", mesures qui, je le rappelle, coutent à l'Etat et ont attisé la flambée des prix de l'immobilier ou du moins, empêché le marché de s'auto-réguler plus rapidement.
Pour rembourser sa dette, L'État Français s'est fixé un niveau record de cessions immobilières pour 2009 à 1,4
milliard d'euros. Nous ne sommes déjà à la mi-2009 et Eric Woerth, le ministre du budget, ne pense pas dégager plus de 450 millions d'euros « au maximum » car le marché est "atone", donc manque de force, donc manque de vitalité (j'ai pris le dictionnaire). D'ailleurs, je regrette que les A.I. qui interviennent régulièrement dans les médias n'utilisent pas plus le mot atone (je me permets cet aparté) car c'est un mot idéal pour masquer une baisse. Passons...
Au cours des trois premiers mois de l'année, la France a perdu 187 800 emplois salariés selon les chiffres de l'Insee publiés aujourd'hui. L'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), qui
recouvrent les cotisations de Sécurité sociale, constate une diminution
de 2,2 % de la masse salariale au cours de la même période et Etienne Debauche (Insee) lâche la phrase qui tue : "c'est le point le plus bas depuis que les données existent, soit depuis 1970".
Juste pour renforcer l'impact de cette phrase, je la traduis en disant que cela fait 40 ans que nous n'avons pas été aussi mal...
Nadine Morano, la secrétaire d'Etat à la Famille,
a annoncé le lancement le 10 juin d'un site Internet permettant aux
Français de gérer gratuitement (oui, c'est gratuit) leur budget, Monbudget.famille.gouv.fr. Ce site intègre un "simulateur permettant d'équilibrer, au sein
du budget, les recettes et les dépenses", vous trouverez
également des "trucs et des astuces" pour réussir à boucler vos fins
de mois, un forum participatif, des conseils pour entretenir de bonnes
relations avec votre banquier et éviter les difficultés financières.


