CATHERINE CALCULATRICE HSBC constate que la répartition géographique de l'offre de logements neufs a tendance à être peu adaptée à la demande de logements dans la crise actuelle. L'histoire étant, comme chacun le sait, un éternel recommencement, cette constatation se vérifiait déjà au début de la crise début 1990 et, aux mêmes maux les mêmes problèmes (c'est de moi), il apparaît que "le critère du prix ne permet pas un retour à l'équilibre" et que les biens anciens vont souffrir de cette suroffre du neuf. Au fait, il manque combien de logements en France actuellement ?

Leroietleclown1 Parfois il vaudrait mieux être sourd plutôt que d'entendre de telles sottises, me disais-je encore cette semaine. Imaginez le tableau : un ami (il l'est toujours)  à moi a acheté en 2004 (à taux variable et malgré mon conseil du taux fixe) un appartement dans une résidence des années 60, dans un quartier "limite la zone mais ça va encore".

Après être passé par différents stades allants du "je vais revendre le double au bout de deux ans" à "il est le plus beau du quartier... version C. Bruni", le voici confronté à la baisse des prix. Entre les voisins en prêt relais depuis un an et demi et ceux du palier d'en face qui ont eu une visite en six mois, sa logique est imparable :

"Je vais le revendre, me mettre en location et tout placer sur un compte comme ça je me ferais de l'argent pour acheter une maison quand les prix auront encore plus baissé..." C'est peu ou prou ce qu'il m'a affirmé et là, franchement, ça fait mal...

Doutecopie1 De plus en plus de craintes alimentent le marché du neuf : les acheteurs ont peur de l'avenir, peur de se tromper, peur de ce qu'ils entendent de la part des médias; les primos-accédants obtiennent de plus en plus difficilement un crédit, les dossiers sont plus complexes à monter...etc.

Résultat, les ventes sur plan sont moins, beaucoup moins, fréquentes qu'auparavant, et les acheteurs potentiels attendent que la construction soit lancée.

Planappartementsm2 Christine Boutin, ministre du logement, a annoncé aujourd'hui dans les colonnes du journal "Le Parisien" que le dispositif des maisons à 15 euros par jour serait étendu aux appartements. Vu le succès mitigé des maisons à 15 euros par jour, on ne peut que souhaiter bon courage à Christine Boutin pour cette suite.
En fait de 15 euros par jour, ce qui n'est qu'un produit d'appel (il faudrait systématiquement ajouter un astérisque après "euros"), il est bon de préciser comment  l'on arrive à ce tarif canon : subvention éventuelle des mairies, TVA à 5,5 au lieu de 19,6 %, terrains éventuellement libérés (de la part des mairies, toujours...) à prix bradés, utilisation du dispositif pass-foncier pour payer le terrain après le logement...

Image_1 Vidéo à la suite. Faute de clients, les promoteurs se retrouvent coincés avec des logements en voie d'achèvement. Les promoteurs négocient donc avec les sociétés HLM sauf que... Les sociétés HLM, elles aussi, attendent les soldes et ne se pressent pas. Quant à l'exemple de Sarcelles et cet immeuble qui se transformerait encore en logement social alors que la commune en déborde... On imagine ce pauvre immeuble, mal construit, mal fini et à l'abandon pour longtemps. Il faut construire, certes, le problème c'est que certains le font n'importe comment !

Image_1 Enormissime vidéo !!! J'insiste parce qu'il s'agit d'une super caméra cachée destinée à faire baisser le prix d'un appartement. La recette est simple : munissez-vous de vos meilleurs copains afin qu'ils interviennent pendant la visite du bien soit en jouant à tour de rôle le dealer, soit le voisin musicos qui fait sa "teuf" tous les soirs, soit le voisin qui râle contre l'ascenseur toujours en panne et qui va coûter énormément en entretien... Quant à l'arrivée du TGV, c'est énorme ! Dommage, je n'arrive pas à identifier les auteurs de cette belle farce si réussie. Dans le genre, il n'y a pas mieux...

Robien_m_a_tue3 Pour rappel, et pour les nouveaux lecteurs du blog qui prennent le train en route, des images valent mieux que de longs discours, spécialement sur le dispositif  De Robien. Il faut donc attirer l'investisseur à un moment où le primo-accédant, lui, a bien du mal à obtenir un crédit pour devenir futur propriétaire. Drôle de situation, drôle de paradoxe et mission quasi-impossible pour le gouvernement tellement le Robien a mauvaise presse. C'est un peu comme le sparadrap collé sur les doigts du capitaine Haddock, beaucoup aimeraient se débarrasser de leur investissement locatif en ce moment, mais très peu le peuvent. Dommage, certains endroits manquent (peut-être) encore de logements neufs, de locatifs ou peut-être pas...

Image_2 Vidéo à la suite de ce billet. Autour du Mont-Blanc, la situation n'a plus rien à voir avec l'année dernière où l'on enregistrait de manière homogène des hausses de prix. Désormais, s'affichent des baisses un peu partout et quelques hausses (parfois fortes) surtout dans les stations les plus renommées. Comme toujours c'est l'emplacement qui compte et qui permet d'amortir le début de la crise immobilière. Le reportage traite dans sa deuxième partie des propriétaires qui mettent en location, une partie de l'année, contribuant ainsi à faire vivre les stations tout au long de l'année.

Image_2 Vidéo à la suite de ce billet. Grenoble : entre ce vendeur en crédit relais qui s'impatiente et refuse des propositions farfelues à - 100 000 euros et cette responsable d'agence immobilière qui vient de perdre deux commerciaux partis d'eux-mêmes et qui veut faire comprendre qu'on ne vend plus aujourd'hui au prix de 2004 (Curieux, le point haut à Grenoble daterait déjà d' il y a quatre ans ?), voici un beau reportage optimiste destiné, encore une fois, à faire baisser les prétentions des vendeurs. Si c'est TF1 qui le dit, cela a de l'impact, c'est sur.

Televiseurlcdloewejpeg Vidéo à la suite de ce billet. Les écrans de télé se vendent mal en chine en ce moment, la faute au marché immobilier qui s'est retourné. Normal, quand on achète un bel appartement en Chine (les maisons neuves existent-elles là-bas ?), on a envie de le meubler pour faire zoli. Les grands écrans se vendent moins biens car les grands appartements se vendent eux aussi moins bien et les fabricants en ont pour leurs frais. Idem pour les réfrigérateurs double ou triple porte. Je n'avais pas encore vue le lien qui pouvait exister entre un LCD et du béton, mais là, je suis convaincu. Image sur leblogdeco.fr