A force de parcourir des forums, des sites, des articles, des commentaires (et que sais-je encore) liés à l'immobilier, j'en ai lu des déclarations de gens prétendus être hypers au courant d'un truc qui prouvait que le marché s'effondrait. Cela depuis que je m'intéresse au sujet, soit depuis 2004... Certes, l'inertie du marché est telle, et sa multiplicité également, que les déclarations de tel ou tel n'étaient pas forcement fausses, juste difficiles à prouver dans la réalité, dans l'instant. Les prétendus agents immobiliers qui parcourent les forums, annonçant que le marché s'effondre depuis des années, n'ont pas servis à voir clair dans une date précise de début de retournement. Avant d'avoir un minimum de recul, j'étais persuadé que tout serait réglé en six mois.
C'est pas beau de se moquer mais ce soir j'ai eu envie d'endosser mon costume de méchant baissier super exagérateur "pour le plaisir" (comme le chantait Herbert Léonard). Capital.fr, à force d'articles de cet acabit, va devenir le principal organe de presse baissier avec le Figaro en deuxième place (qui l'eut crû ?). La concurrence avec les autres organes (ou vecteurs) baissiers va être rude si l'on continue comme cela... Capital nous narre le chemin long et tortueux d'un certain Antoine Pelleteau (est-ce son vrai nom ?), ex-propriétaire, obligé de brader sa maison (un peu) pour la vendre. Après maintes rétractations au dernier moment, les exigences des acheteurs, les travaux effectués pour rendre le pavillon attirant (mais pas excitant..,
Le titre de mon post est largement réducteur mais c'est pourtant ce qui ressort du dernier rapport de l'Observatoire du Financement des marchés résidentiels Crédit Logement/ CSA (Michel Mouillard en fait partie). Concrètement, les riches ont déjà acheté donc n'achètent plus et ont du mal à revendre. Comme ils ont du mal à revendre, ils ne peuvent plus acheter et la boucle est bouclée.
« Finalement, ceux qui pronostiquent depuis le début des années 2 000
un recul brutal des marchés et une baisse des prix des logements
pourraient finir par avoir raison si l’offre de crédits continuait à
reculer … mais pas du tout pour les raisons qu’ils avançaient, bien au
contraire. » Ceux qui, c'est nous, vous, selon nos, vos arguments. bel hommage du gars Michel qui n'y croit plus et annonce la fin. C'est à lire sur Capital.fr dans : "Le crédit immobilier se porte bien… pour l’instant". Par contre,
«vend 2 duplex Korba au bord de mer et lac. Terrain commun 600 m + 400 m gazon dont 400 m couvert» telle est d'après ma source, le contenu du SMS adressé par Jalel Ben Aïssa, un tunisien qui a avait eu des problèmes avec les banques de son pays. Le SMS a été adressé à un nombre de personnes indéterminé et accompagné de l'adresse mail du vendeur... Décidément, les vendeurs en immobilier n'ont pas encore exploré, en France, toutes les possibilités offertes par les nouvelles technologies pour vendre à tout prix (et à tous prix). Le Spam pour du De Robien, je n'ai pas eu la chance de le tester mais je suppose que parmi vous, certains y on eu droit. Quand à la chaine de télé spécial petites annonces immobilières, je m'étonne encore qu'elle n'existe pas avec des multi-rediffusions... Si vous avez des idées, mettez les à la suite ! africanmanager.com : "Tunisie : Un homme d’affaires vend ses biens immobiliers par SMS" Photo sur Iphon.fr
Gauche-Droite même combat ! Je sais, Blanc Bonnet et Bonnet Blanc marche aussi dans cette situation. Le journal Le Monde dressant un bilan médiocre des dispositifs d'investissements locatifs qui se sont succédés, je me suis rendu compte (que je suis naïf !) que, quelque soit la couleur, le rose qui a des reflets bleus (bashung) ou le bleu, le logement locatif incité et stimulé par les gouvernements successifs n'avait jamais atteint sa cible. Pourtant 50 000 constructions par an, depuis 95, cela compte. Sauf que la cible n'est pas atteinte, celle des modestes, car les logements issus des dispositifs Robiens, Périssol, Girardin, et que sais-je encore, ont des loyers trop élevés.
Je me suis dit : "il arrive un peu tard ce livre, il aurait sans doute plus servi il y a quelques années du côté de la Bretagne ou de la Dordogne !". Encore que... L'idée, en soi, n'est pas mauvaise pour louer ou échanger son bien le temps de vacances (on a tous vu ces reportages où des américains débarquent à Paris pendant que les frenchy découvrent la Floride). "Grâce à plus de 6000 termes et expressions, vous aurez toujours à portée de main des références pertinentes pour trouver le bon mot en toute circonstance. Comment traduire « une maison toute équipée » ? - Comment traduire « terrain entièrement viabilisé »
? - Que veux dire l’expression « to be cramped for room »
? - Que veut dire « over-bought real-estate market » ?"
Alors là, c'est ce que j'appelle une communication de masse ! Bouygues propose des maisons à vendre à proximité de Melun (Boissise-la-Bertrand pour être exact) et son service de communication externe a mis le paquet. A la suite de ce post, vous trouverez trois vidéos censées être drôles mais qui ne le sont pas (avec l'acteur Eric Laugerias).Par ailleurs, un site web "www.beloree.com" exclusivement dédié à l'imagination d'une maison qui vous ressemble (beau slogan) a été monté ainsi qu'un blog hébergé sur typepad (comme le-blog-immobilier.com), très utile pour vous faire découvrir le Brie, prince des fromages (si, je vous jure, Bouygues vente les mérites d'un fromage !!!). Toute cette démarche marketing pour vendre 25 maisons de style Briard (d'où le fromage...) à partir de 240 000 euros et 14 maisons d'architectes à partir de 593 000 euros (ouch !!!). C'est bien les gars, mais pour rappel, voici un post que j'ai fait début janvier sur un chantier Bouygues qui prend du retard (Hameau de la Madeleine CHELLES) et les commentaires continuent régulièrement depuis, un autre chantier ayant lui aussi des problèmes (Villa Latinum MEAUX). Avant de faire de la com pour un nouveau chantier, peut-être faudrait-il penser à terminer les autres ?
"Je veux une France de propriétaires !" Combien de fois l'ai-je placé dans une de mes billets, cette phrase culte ? Tout ça pour dire que d'après les chiffres de l'INSEE, la proportion de propriétaires nordistes dans notre beau pays a tendance à reculer par rapport au début des années 2000. Cela peut même paraitre incroyable lorsque l'on a vu ses dernières années, dans son (et votre) propre entourage autant de personnes acheter pour la première fois un logement ! Apparemment, dans le Nord, la tendance n'a pas été la même que dans le reste de la France où la proportion de propriétaires a augmentée. La raison ?
Y en a marre !!! SI les américains n'achètent plus à Paris, une déferlante de nationalités s'entiche de notre belle capitale, réduisant à néant les espoirs de baisse pour nombre de parisiens (cette phrase est ironique). Donc, après les chinois, les saoudiens, les stars de cinéma, les russes et tous les gagnants de l'euro-million, voici les italiens (un acheteur étranger sur cinq). Mais quelle peut-être la raison de cet engouement ? Je résume : il est risqué pour eux d'investir chez eux (ce n'est pas la forme économique en ce moment), Paris est effectivement moins chère que Londres et surtout, l'Italie et La France ont une frontière commune.
Extrait de l’article de Daniel Dartigues, intitulé « Les investissements locatis déséquilibrent le marché » dans la Nouvelle République. « Une grande maison neuve sur Niort, de 150 m2 habitable, offrant quatre chambres, deux salles de bain, avec jardin et garage, louée 1.000 € mensuels : il y a cinq ans, le propriétaire aurait reçu trente coups de fil ; là, c'est deux appels en deux mois et un seul rendez-vous. Une maison de caractère à Surin, avec deux chambres, un vaste séjour, une grande cuisine, éléments de confort, jardin et garage, à louer finalement 530 €, un tarif baissé de 5 % : c'eût été trente appels il y a encore cinq ans et l'embarras du choix pour le bailleur, c'est désormais trois appels sur un mois et pas la moindre visite » dixit Jean Bigot , président des bailleurs privés.
"Les prix baissent et les délais de vente s'allongent dans la plupart
des communes de l'agglomération lyonnaise, où seuls les secteurs
résidentiels résistent", telle est l'accroche de Lyonmag avec ses deux articles du jour : "Immobilier, les prix en baisse dans l'agglo" et "Immobilier : prix revus à la baisse". Une fois le décor planté, je ne peux que féliciter la franchise de cet A.I qui explique clairement la situation avec une information pas nouvelle mais peu fréquemment abordée : le retour à la location, nouvelle tendance ?
Je suis locataire (moi je perso), parce que par un contexte familial que j'ai déjà expliqué ici, je loue à ma famille une maison qui ne servait plus à grand chose. C'est une situation qui fait halluciner n'importe lequel de mes collègues ou amis (ils appartiennent parfois aux deux catégories), vu que je fait "tâche" à être le seul locataire. Les mentalités ont du mal à bouger et la secte des propriétaires (de dettes sur 25 ans) veut que je fasse partie du club. Je l'affirme ici, j'ai prévu d'acheter mon logement en 2011 ("why ?" me direz-vous !). Non, il ne s'agit pas d'un savant calcul de ma part ayant permis de déterminer que le point bas du marché sera dans trois ans,...
Dans la mythologie immobilière, je voudrais.... les Anglais. Qu'est-ce que ça peut-être stupide un argumentaire d'agent immobilier pour expliquer une tendance ! Rappelez-vous que la France entière avait été envahie de population Anglo-Saxonne au début des années 2000. Ils revendaient leurs logements "de chez eux" qui valaient plus chers que chez nous pour s'installer en Dordogne, en Bretagne, dans le Pays Basque et dans le fin fond de la France pendant qu'on y ait. Notre système de santé alléchant y était aussi pour beaucoup mais il semblait finalement que beaucoup d'Anglais se soient découverts des talents de rénovateurs de fermettes ! Les prix des ruines explosaient, les propriétaires de masures se caressaient très forts en pensant à une potentielle plus-value et les A.I. arrivaient à conclure des ventes juste parce qu'un Anglais avait été aperçu au bar du village.
La Fnaim ne croit plus dans le marché Français pour tenir de tels propos via Gilles Ricour de Bourgies, son président délégué ou est-ce prémonitoire de l'arrivée de ce réseau sur le marché des logements bradés de la crise du subprime ? Que néni, c'est juste un conseil pour ceux qui seraient tentés de s'acheter de l'immo dans un endroit classe à prix cassé. Selon GRdB toujours, les prix ont chuté de 30 % ces 10 derniers mois, ce qui permet d'acheter au prix d'un studio parisien (et grâce à la parité euro-dollar), une maison 4 pièces à Miami...
Reportage de TF1 à la suite de ce post. Je me rappellerai toujours le film de Pierre Tchernia avec Michel Serrault et Michel Galabru à l'évocation du viager : l'histoire de ce type jeune joué par Galabru qui croit faire une affaire en faisant un viager auprès de Michel Serrault, vieillard près de la fin selon son docteur, mais qui finira par enterrer Galabru. En visonnant le reportage de TF1, j'ai découvert que le viager était redevenu à la mode suite à la flambée des prix de l'immobilier et aux aléas actuels de la bourse, les délais de vente des viagers se raccourcissant actuellement (4 à 6 mois) à comparer avec l'achat immobilier traditionnel dont les délais explosent.
Auteur : Isabelle Rey-Lefebvre. Bel article du Monde en date du 6 avril faisant office de synthèse sur la tendance actuelle mais avec des compléments d'information intéressants par rapport au déjà-lu un peu partout : "La tendance des ménages à s'éloigner des centres-villes et se
délocaliser vers des zones meilleur marché atteint elle aussi ses
limites. C'est dans les villes où les prix avaient le plus augmenté
qu'ils fléchissent en premier, dans les banlieues plus que dans les
centres et, en Ile-de-France, en grande couronne alors que la capitale
flambe encore" - "S'il n'y a pas, officiellement, péril en la demeure, l'inquiétude se
perçoit chez les professionnels. Le taux de désistement d'acheteurs qui
ne confirment pas leur réservation atteint, en ce début d'année,
facilement 30 %" -
D'abord cela commence mal, avec un titre : "la vigueur du marché se confirme" qui laisse augurer des informations à caractère haussier. Et puis non, finalement, juste en dessous du titre, ça augmente mais en faveur de la baisse (suis-je clair ?) : "Sur le 1er trimestre, le nombre de nouveaux biens mis en vente est supérieur de 11% à celui de l’année dernière à même époque... La
durée moyenne de vente à 10,2 semaines s’allonge sensiblement ( +2
jours vs février 2008 et + 11 jours vs mars 2007) ; la part des biens
vendus en moins d’un mois à 33% diminue ( 36% en février 2008 et 40% en
mars 2007)." Mais également :
Vidéos à la suite. Je fais une overdose sur le Maroc en ce moment… Pas sur ce chouette pays, ni sur ses habitants mais (of course) sur son immobilier. C’est limite du matraquage depuis deux mois sur les Youtube, Dailymotion et compagnie pour convaincre que ce serait un super bon investissement pour les français si jamais leur venait à l’idée (en leur ayant soufflé dans l’oreille) d’acheter un appartement comme il s’en construit à tour de bras (d’ouvrier exploité) là-bas. Vous tombez sur une vidéo du salon marocain de l’immobilier ou sur un type qui vous vante les mérites de l’investissement marocain en permanence et à force cela crée chez moi un doute. A quoi sert le matraquage – dénichage de client si le marché se porte bien ? A écouler du stock ? A maintenir le rythme de construction ? Comme la Fnaim locale ne doit pas être plus transparente que la notre, je m’en tiendrais donc à ce ressenti...
Vidéo à la suite de ce post : Cet abaissement de 10 % du plafond pour les locataires de HLM fait un peu “pétard mouillé“ quand même… Sérieusement, ce n’est pas en baissant d’aussi peu le plafond que l’on va faire le tri entre ceux qui méritent vraiment un HLM mais qui sont sur liste d’attente et ceux qui sont aisés (trop) pour être en HLM mais qui y restent par rapport à une situation appartenant au passé. Donc – 10%, c’est un peu symbolique, ni populaire, ni impopulaire, histoire de dire que le gouvernement fait des trucs en faveur des moins aisés… Pas sur qu’il y ait des effets… Quand à faire surpayer les plus aisés, attendons de voir le mécanisme exact (dire que circulait jusqu'à - 40 %)...
3.48 % de hausse à la bourse de Paris aujourd'hui, hausses partout dans le monde. Il faut dire que les bonnes nouvelles foisonnent :
- la récession US touche l'Allemagne. Elle n'a plus de souci à se faire pour son excédent budgétaire. Quand à la France, elle n'a, non plus, plus de souci à se faire pour son impasse budgétaire. Désormais ce ne sera plus une impasse, mais une avenue.
- La bourse de Shangaï se porte mal (- 30 %), ce qui, conjoint aux autres problèmes chinois (famine, pénurie énergétique pour les plus graves), rend la situation explosive.
- Les américains ne veulent pas voir l'état renflouer les banques. Il faut dire qu'après leur avoir raconté des salades pendant 1/4 de siècle, ils ont fini par y croire...
"le grand public est très réticent à voler au secours de ceux qui ont
pris des risques inconsidérés alors que lui se débat avec
l’augmentation du prix de l’essence et des denrées alimentaires et
souffre de la dévalorisation de ses biens immobiliers et de ses
investissements boursiers ".
On appelle cela une situation pré-révolutionnaire...
Merci Guillaume pour cette info !
Demain, il y aura une émission France Inter : Immobilier : ce que les baisses de prix vont changer. En partenariat avec le mensuel Capital (N)199 d'avril 2008) : achat, vente, location, investissement : 25 pages de conseils en Immobilier pour comprendre tout ce que les baisses de prix vont changer et une heure pour en discuter !
Avec : Fabien Bordu, Geoffroy Bragadir...
C'était quoi ce teasing ces derniers jours dans Challenges et dans d'autres médias, se basant sur les chiffres des notaires à venir, pour affirmer des chiffres repartant à la hausse (pour les prix) à Paris ? L'étude des notaires pour 2007 est sortie et annonce le présent : "- 2008 : des perspectives de moindre activité... Dans le droit fil des résultats du 4e trimestre, les données chiffrées provisoires, tirées d'un échantillon représentatif d'études notariales, font état d'une baisse des transactions de l'ordre de 4% au mois de janvier et de 2,5% au mois de février. Cette tendance affecte davantage Paris (-4% environ en janvier et -5% en février) et la Petite Couronne (de l'ordre de -5% en janvier et février) que la Grande Couronne (de l’ordre de -3% et +2%). " Pas de quoi être fier en effet, et la suite n'est pas mal non plus :
"Jusqu'à 30 % de ventes en moins chez les grandes enseignes de l'immobilier depuis le début de l'année." Et les petites agences, dont le budget pub est plus petit et la marge plus difficilement révisable à la baisse, la chute des transactions est d'après mes "informateurs" plus importante.
"C'est le constat dressé par la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim) de Gironde. «Les produits restent plusieurs mois à la vente, contre quelques jours ou semaines auparavant » observe Michel Balland, directeur de l'agence Foch Immobilier à Bordeaux. «Après dix années d'euphorie, il y a moins d'acheteurs. Et de nombreux biens sont aujourd'hui surévalués». Leurs propriétaires, qui pensaient profiter de la hausse des prix pour réaliser de belles plus-values, sont aujourd'hui contraints de modérer leurs appétits.
... pourquoi il y a des différences entre ses chiffres et ceux de ses concurrents. Dans le journal LaTribune, il affirme que le trou d'air de fin d'année dernière a été passagé et que depuis c'est reparti comme en 14 (ou 2000) ! Transactions, délais, tout est au beau fixe pour son entreprise et l'on est content pour lui. D'ailleurs, j'espère que Laurence Parisot ou Christine Lagarde ont eu cette information car nous avons là un exemple pour l'ensemble des entreprises françaises qui sont ou vont être touchées par la crise financière actuelle.


