«Le PDG d'entreparticuliers.com ne comprend pas... | Accueil | Une agent immo craque bis (2/2) »
Didier Coutton
Bizarre mon titre me direz-vous ? Non, je lui rend hommage tellement l'analyse qu'il vient de produire pour La Tribune fait partie des plus claires, argumentées, évidentes analyses baissières que je n'ai jamais lu. Didier Coutton est docteur en sciences de gestion, professeur à l'Istec et donc il a une vision radicalement différent d'un PDG de réseau d'agences immobilières. L'analyse essaye de répondre à la question suivante : 'L'immobilier français suivra-t-il le marché américain ou espagnol ?" LES DEUX DERNIERS PARAGRAPHES SONT EXCELLENTS...
TrackBack
URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/t/trackback/80157/27559418
Voici les sites qui parlent de Didier Coutton:
Commentaires
Guillaume
29 mars 08 04:54:16
Comme toujours, je constate qu'on tire des conclusions globales sur les prix de l'immobilier sans rentrer dans les details. C'est purement incroyable qu'on mette dans le meme panier, l'immobilier residentiel et celui de villegiature, le petit studio des annees 60 et la maison bourgeoise tres recente, sans compter les facteurs geographiques. Tous ces biens n'evoluent pas de la meme maniere. En periode baissiere, la demande restera toujours plus forte pour un petit bien bas de gamme que pour un gros haut de gamme. Marrant de voir que personne ne pense a ça et qu'on prefere parler de generalites alors que celui qui achete ou qui vend ne va pourtant regarder que la courbe des prix des biens similaires a celui qui l'interesse, a condition qu'il en trouve une.
Brar
29 mars 08 09:40:53
Didier Coutton dit régulièrement des choses que beaucoup,dont moi, aiment entendre mais cela n'empêche pas l'esprit critique. Ses raccourcis me stupéfient ici (il a fait pire précédemment):
-"une carotte fiscale qui semble avoir plus profité aux vendeurs qu'aux acquéreurs !" Beaucoup d'économistes ont anticipé ce phénomène, lui l'a carrément déjà constaté! Comment?
C'est, en plus, une curieuse façon de disqualifier cette hausse de 3,6% qui ne cadre pas avec son raisonnement....
-"La capacité d'emprunt des ménages s'est donc tarie..." Encore une anticipation vraissemblable qu'il transforme en constatation avérée.Là, on a carrément l'impression qu'il manque un paragraphe!
Bref, je ne me sens pas plus avancé de lire affirmé avec applomb ce que j'aurais dit au conditionnel ou au futur.
Je me permets d'indiquer un lien vers un blog d'économistes avec un article sur l'immo:http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/02/24/1188-vivement-la-recession
Ce passage, en particulier, fait écho au sentiment de déclassement que tu exprimais, Christophe, il y a quelque temps:"En somme, la hausse de l'immobilier avantage les ménages vieux et riches, au détriment des ménages jeunes des classes moyennes. Comme la valeur des actifs immobiliers représente trois fois celle du revenu national annuel, cela signifie qu'une hausse de 10% des prix immobiliers est équivalente à une redistribution de 30% du revenu national des jeunes vers les vieux; à côté de montants de ce genre, les réformes des systèmes de retraite dont on nous fait tout un foin ne sont que des queues de cerise. Il n'est pas étonnant qu'un Louis Chauvel ait vu dans l'évolution des prix immobiliers la principale source du déclassement générationnel subi par les jeunes ménages des classes moyennes."
hterrolle
29 mars 08 10:25:17
Analyse simple et logique. Comment croire que la france ne sera pas impacter pas la bulle. il faut vraiment être AI.
J'ais personnellement aprécier ces lignes
"Les prix du marché sont pilotés par la psychologie des investisseurs. L'évolution des prix immobiliers est imperceptible, car elle est lente et hétérogène. C'est pourquoi les acquéreurs perdent la notion de juste valeur d'un bien. Or, à long terme, la valeur de l'immobilier évolue au même rythme que l'inflation"
Se qu'il ne faut pas oublier c'est qu'entre deux montagnes il y a toujours une vallé plus ou moins longue.



