Pour clore l'année 2007 et souhaiter une bonne année 2008, voyons quelles perspectives nous attendent pour cette nouvelle année.
La crise immobilière est là, et bien là, le tout n'est pas de savoir si une baisse va avoir lieu, mais son ampleur.
Beaucoup en attendent une amélioration significative de leur condition, soit par une accession à la propriété plus aisée, soit par une détente des loyers.
La détente des loyers est déjà programmée par l'indexation sur l'inflation, et sans doute par des chutes importantes de prix, localement parlant.
D'une manière générale, le problème du logement reflète la paupérisation de la société française.
Je vous souhaite une excellente année 2008, ma carte de voeux est "immobilière", bien évidemment. Et je voudrais que vous trouviez en cette nouvelle année à vous loger selon vos souhaits (et je vais même jusqu'à vous souhaiter d'OUBLIER l'immobilier !)
Les propriétaires viennent de comprendre qu'il sera moins intéressant de "jouer" les bailleurs. La tension monte à Niort, où les propriétaires bailleurs ont défilé en colère !
"Les propriétaires vont avoir la tentation de vendre leurs biens." Des manifestants hochent du chef : Ce sera aussi rentable de placer l'argent à la banque et cela nous créera moins de soucis. (...) Un concert de klaxons peu après-midi, hier à Niort devant la préfecture. La rue bloquée par un cortège d'une trentaine de voitures qui boucle là une opération escargot. Une nouvelle manifestation de fonctionnaires en colère ou de cheminots en panne de régimes spéciaux ? Non, pas du tout. Un mouvement de grogne des propriétaires bailleurs qui se sentent rien de moins que « trahis » par le président de la République." Source : La Nvelle République, Les bailleurs sortent de leurs gonds
Il est l'heure de faire un bilan.
Le Krach immobilier est établi désormais, mais la crise finalement n'a jamais été immobilière, elle est depuis le mois de février, financière.
Comme l'avait été la flambée immobilière, financière, soutenu à grands coups de crédits déraisonnables, et de mesures gouvernementales diverses.
De février à juillet, elle fut peu visible, la baisse s'est installé lentement, et au mois de juillet, elle a donné un coup d'accélérateur, un peu contrarié par l'intervention des banques centrales, mais qui n'en ont pas modifié le sens.
D'octobre à décembre, la crise s'est à nouveau accélérée. Avec intervention des banques centrales, et l'apparition de la vérité simple, il n'y a plus, pour beaucoup de produits, de marché.
Voilà une nouvelle qui vaut son pesant d'or, je regrette presque de la publier à un moment où passez si peu de temps devant vos ordinateurs (moi y compris).
Cela fait près de deux ans qu'on ous répète que même si le marché résidentiel connaît un ralentissement, plus ou moins fort selon les sources, "la situation de l'immobilier n'est pas si mauvaise puisque l'immobilier de bureaux se porte à merveille. J'ai toujours été sceptique, et mes anciennes analyses sur les millions et millions des m² de bureaux disponibles en France, ne serait-ce qu'à La Défense et dans les communes limitroff, vous prouvent que cet optimisme béat des constructeurs aux carnets de commande soit disant très remplis me laissent perpexle. Je n'ai jamais vu autant de bureaux vides dans une capitale, sauf à Berlin, où l'on sait ce que ce surplus a eu comme résultat, un effondremet du prix du m². Source : Le subprime brise l'élan du marché de l'immobilier commercial
Voici une très belle interview de la ministre de la culture que je vous laiss découvrir (un extrait).
"Architecture moderne et patrimoine semblent opposés dans l'esprit du public...
L'idée que nous construisons aujourd'hui notre patrimoine de demain est une idée est difficile à faire passer... Une construction actuelle ne peut-elle pas contribuer à l’enrichissement du patrimoine ? Je crois que le discours commun sur l'architecture a beaucoup stigmatisé, parfois à tort, ce qui a été construit dans les années 1960 et 1970 et provoqué ce divorce entre patrimoine et architecture contemporaine.


