Qui a perdu la tête, les banques ou les acheteurs ?! En tout cas, les journalistes de la péninsule ibérique, qui ne vérifient pas les infos, ont perdu leur crédit.
Les banques seront très heureuses de transformer leurs clients en "esclaves captifs". Tout ça pour une histoire de 4 murs, pas toujours très beaux ni bien construits. Nos Robien érigés à la va vite seraient bien solides à cotés de certaines "bétonades" espagnoles, très lucratives. Voilà que les professionnels espagnols affirment, via la presse, que le prêt sur 50 ans sera bientôt has been, puisque leurs voisins français ont déjà des prêts sur 60 ans. Première nouvelle !? Source : La BBK lanza una hipoteca a pagar en 50 años
La France entière s'interroge : les bons chiffres du chômage, qui aurait baissé sous la barre des 9% (8,6% de la population active), vont-t-ils maintentir l'immobilier à un niveau élevé ? Car il ne faut jamais dissocier la pierre de ce qui l'entoure et la façonne : l'économie, l'emploi, les taux directeurs, la fiscalité...
Mais voilà, ces bons chiffres sont - hélas ! - contestés. "L’opinion est de plus en plus sceptique face aux annonces répétées de la baisse du chômage. Elle n’a pas tort» affirme le collectif «Les autres chiffres du chômage» (ACDC). Alors que Dominique de Villepin tient aujourd'hui son bilan pour l'emploi à Rambouillet (78) ou les chiffres du chômage devraient êtres révélés, ACDC entend dénoncer le «mensonge permanent» concernant les chiffres «tronqués» du chômage en France, selon leurs termes."
Je concluais mon dernier post par la question suivante constatant la hausse vertigineuse des cours depuis 2003 notamment :
La bourse étant bien connue pour anticiper, est-ce que cela
signifierait que les prix et la rentabilité de l'immobilier peuvent
continuer à augmenter ?
Pour ce qui est des prix, ils pourraient certes continuer à grimper grace (ou à cause?) notament d'investisseurs étrangers, mais il ne semble pas que la marge de manoeuvre soit bien importante au regard du taux d'endettement des ménages, de la hausse des taux et de la durée des emprunts. Les primos accédants sont obligés de s'endetter de plus en plus longtemps, et si les chiffres publiés hier par Nexity montrent encore un certain dynamisme sur le secteur, jusqu'où pourrons nous aller ? Les différents chiffrent qui commencent à sortir dans les médias (en dehors de ceux donnés par Marie depuis plusieurs mois déjà) commencent d'ailleurs à faire état d'un ralentissement... Il ne semble donc pas vraiment que ce soit de ce côté qu'il faille se tourner : certes, les bénéfices des sociétés du secteur ont bien du en profiter, mais c'est maintenant à priori plutôt derrières elles.
Le Figaro revient ce matin sur cette information qui fait le tour des médias, élection présidentielle oblige. "Selon le Canard enchaîné, le responsable de la cellule communication des Renseignements généraux a demandé fin novembre à "tout" connaître sur les biens du couple. Une information qualifiée de "calomnie" par Nicolas Sarkozy, et catégoriquement démentie par les RG.
Les RG démentent catégoriquement dans un communiqué avoir cherché à connaître le patrimoine immobilier du tandem politique Hollande-Royal. Sur Europe 1, ce matin, Nicolas Sarkozy s'est insurgé contre ces propos calomnieux. Il a dit que c'est "un mensonge" pour faire diversion après la série de gaffes de la candidate socialiste. "Tout ceci, chacun le comprend bien c'est pour faire diversion parce que la candidate socialiste se trouve très mal après un certain nombre de déclarations et qu'il faut faire un rideau de fumée".
La fin de la période haussière a essentiellement été provoquée par la dégradation de la solvabilité des ménages.
La demande solvable n’a pu suivre une augmentation de 135-140% en 8 ans, alors que le pouvoir d’achat sur la même période ne croissait que de 21%. (source : INSEE – 1998-2006 / € courants).
Voici ce que nous pouvons deviner de la situation actuelle : les différents indices publiés par les professionnels (FNAIM, BoursoPap, Laforêt-Les Echos) font tous état d’une hausse de 1% à 3% sur l’année 2006 (Euros courants, soit une stabilité réelle une fois l’inflation corrigée).
Ce mois-ci, plutôt que de faire la synthèse du mois de janvier 2007, nous vous proposons la synthèse de l'année 2007. Le mois qui vient de s'écouler, nous a permis de prendre du recul et de rassambler des données. Sylvain vous a déjà donné les grandes lignes de cette année 2006 qui est probablement celle du retournement du marché immobilier français.
Après mon premier post sur le sujet, et une petite digression lors du second post, voici donc la suite...
Dans ce premier post, j'avais posé quelques questions générales : peut-on investir dans la pierre via la bourse? Y-a t'il des valeurs qui suivent de près les variations des prix ? Est-ce une bonne idée de transférer ses anticipations et analyses vers la bourse ?
Nous avons déjà vu que ce fier aux seuls indices immobiliers n'est pas une solution, puisque ceux-ci ne représentent qu'une part du marché, et souvent bien plus liée à du récurrent qu'à une activité cyclique et liée aux alés du marché immobilier.
Enfin ! Le Monde publie aujourd'hui un article sur le décalage entre les statistiques de la FNAIM et celle des notaires et demande que l'on mette de l'ordre dans ce fourbi. Cette information prouve que la presse nous lit, et commence -alléluïa ! - à s'interroger sur les chiffres qu'elle a toujours cités tels quels sans analyse critique. Ce qui nous a toujours navré. Cela prouve aussi que l'on est prêt à citer les professionnels "dissidents", ceux qui n'ont pas envie d'applaudir les chiffres bidons, partiaux, sortis de la manche du lobby immobilier. Comme Maître Bazaille.
"Les professionnels s'empoignent sur le volume des transactions immobilières. "Nous sommes un peu agacés de voir des chiffres publiés ici ou là et basés sur des données partielles, qui ne reflètent donc pas la réalité du marché immobilier", s'emportait Me Pierre Bazaille, mercredi 17 janvier, lors de la présentation des statistiques des notaires de France sur les ventes de logements conclues en 2006.
Jean-Pierre Petit (Exane BNP Paribas) : "Outre le risque de moins-values futures, l'immobilier et le foncier représentent 64 % du patrimoine moyen des Français, ce qui pose un problème de répartition des risques, ainsi qu'un problème de liquidité du patrimoine. De plus, cet actif ne dispose, contrairement aux actifs financiers, d'aucun produit de couverture. Qui plus est, du fait de son extrême financiarisation, cet actif constituera au cours des prochaines années un pari risqué sur les tendances futures du marché obligataire.
Dans les exercices de prévision que j'ai effectués au cours des six dernières années, j'ai toujours pensé que les taux longs resteraient bas. C'est pourquoi je n'ai jamais prévu de krach immobilier. Ce qui ne m'empêche pas de penser qu'il s'agit aujourd'hui d'un mauvais actif patrimonial à moyen et long terme. L'essentiel des vecteurs de valorisation du marché immobilier sont plutôt derrière nous." Source : AOL Finances, L'Immobilier...


